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PMA GPA Nos ministres sont des in-con-pétents

vendredi 15 novembre 2019

Si les anciens vous disaient qu’ils ont tout vu et tout entendu nous pourrions leur répondre que tout est à venir. C’est la tendance « disruptive » du gouvernement Macron le Mozart du « bazar » qui a nommé une secrétaire d’Etat Shiappa qui écrivait des livres porno, et un chouchou qui matraquait des manifestants sans autorisation et sans perquisition en la personne de Benalla. Oui maintenant on a presque tout vu mais la série en cours dépasse tout l’entendement humain.
Comme dans le film de Stanley Kubrick « Docteur folAmour » existe-t-il un pilote dans l’avion ?
Avons nous d’autres problèmes plus urgent à régler ?
Non puisque le secrétariat de Madame Schiappa vient d’obtenir une allocation de budget de 1,2 milliards d’euros, l’égalité homme femme c’est comme un slogan de la marque « Perrier » c’est fou non !

Rassemblement à Toulouse contre la « PMA pour toutes » : « c’est aussi cela défendre l’écologie »

Emmanuel Macron s’y était engagé dès le début de son mandat. Portée par le gouvernement, au nom d’une « égalité » entre les couples hétérosexuels et les couples lesbiens, l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes seules et aux couples de femmes figure dans le projet de loi de bioéthique adopté mardi 15 octobre 2019 lors de son premier passage à l’Assemblée nationale, avant son arrivée au Sénat début 2020.

Parmi les députés de Haute-Garonne, Pierre Cabaré (La République en Marche), Jean-Luc Lagleize (MoDem), Monique Iborra (La République en Marche), Joël Aviragnet (groupe Socialistes et apparentés), Elisabeth Toutut-Picard (La République en Marche), Sébastien Nadot (Non inscrit), Mickaël Nogal (La République en Marche) et Corinne Vignon (La République en Marche) ont voté pour le projet de loi de bioéthique. En revanche, Jean-François Portarrieu (La République en Marche) et Sandrine Mörch (La République en Marche) se sont abstenus.

Un rassemblement, place du Capitole

Dimanche 20 octobre 2019, de 21h à 22h, des hommes se tiendront debout en silence, place du Capitole, à Toulouse, pour la douzième fois consécutive, afin d’alerter l’opinion publique de la possible légalisation de la « PMA pour toutes », renommée « PMA sans père » :

Nous, pour la plupart pères de famille, sommes sensibles aux demandes exprimées par des femmes seules et en couple, mais pensons que cette légalisation de « l’absence de père » serait un préjudice irremplaçable pour l’enfant à naître, et contraire à la ratification par la France de la Convention internationale des droits de l’enfant qui stipule le « droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux ».

Ces pères disent vouloir défendre les droits des plus petits :

Qui peut honnêtement nier qu’être délibérément privé d’un père, de son regard, de sa présence, est l’une des plus grandes souffrances que l’on puisse vivre ? Aussi compréhensible et respectable que soit le désir de deux femmes qui s’aiment d’avoir un enfant, le droit fondamental de ce dernier n’est-il pas de connaître ses parents et d’être élevé par eux, comme le rappelle la Convention internationale des droits de l’enfant ?

« On joue avec la nature »

Malgré le vote du projet de loi à l’Assemblée nationale, Nicolas Rimaud, père de famille de 45 ans, veut croire que rien n’est encore joué. « Le processus législatif est encore long », souligne-t-il. Le Toulousain figurait le 6 octobre dernier dans le cortège des manifestants, à Paris, pour s’opposer à la « PMA pour toutes ».

Nicolas Rimaud prévoit d’être dimanche soir sur la place du Capitole. Il entend dénoncer plusieurs paradoxes :

Être contre la PMA pour toutes, c’est aussi cela défendre l’écologie. À l’heure d’une prise de conscience légitime sur l’état de notre planète, on joue ici avec la nature… On fait croire à l’enfant, en l’écrivant sur l’état civil, qu’il est né de deux mères. Le projet prévoit par ailleurs de rembourser à 100 % la procréation médicalement assistée. Alors que le déremboursement de certains actes médicaux est pratiqué, le gouvernement demande le remboursement intégral d’un acte, à savoir la PMA, qui n’est pas destiné à pallier une maladie. Cela consiste à détourner le rôle de la sécurité sociale.

Une telle réforme pose, selon lui, des questions éthiques. « Le don de sperme ne sera plus anonyme », souligne le Toulousain. La loi bioéthique de 1994 avait pourtant consacré l’anonymat du donneur. « Les stocks d’aujourd’hui, qui sont anonymes, vont donc être détruits. Or, nous sommes en déficit de gamètes. Il faudra tôt ou tard en financer l’achat, ce qui ouvre la porte au financement des organes ».

Rappelons que le droit français pose le principe d’indisponibilité du corps humain, au nom de la dignité de la personne humaine. C’est ce qui explique qu’on ne puisse pas vendre ou louer une partie ou l’ensemble de son corps. La gestation pour autrui est interdite, entre autres, à ce titre.

Un pas vers la gestation pour autrui ?

« L’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes seules et aux couples de femmes est justifiée au nom d’une « égalité » entre les couples hétérosexuels et les couples lesbiens », rappelle Nicolas Rimaud. Selon lui, le même souci d’égalité pourrait prévaloir pour les couples d’hommes en légitimant la gestation pour autrui. « Une porte serait alors ouverte à la marchandisation du corps de la femme ».

À la surprise générale, la gestation pour autrui était apparue dans le débat sur la loi de bioéthique. Un amendement présenté par le député du Rhône Jean-Louis Touraine et treize autres députés La République en marche (LRM), prévoyait la retranscription de la filiation des enfants nés de gestation pour autrui (GPA) à l’étranger. L’amendement avait été adopté dans un Hémicycle aux trois quarts vide. L’amendement avait finalement reçu l’avis défavorable du gouvernement.

Hugues-Olivier Dumez

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