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Club de Paris : le cercle des pays endettés

dimanche 19 juin 2016

Aujourd’hui la Corée du Sud ne sait plus à quel saint se vouer pour échelonner sa dette. Entre les manœuvres de l’Otan et le système Aegis en mer Jaune, la désinformation envers la Corée du Nord et le redressement de son économie, il faut bien que le gouvernement coréen trouve de nouveaux acteurs financiers. Le traitement est toujours le même : la soumission à l’ordre financier. L’adhésion au Club de Paris confirme l’ascension de l’Europe dans les affaires Coréennes, on parle de créanciers souverains. C’est bien la perte de la souveraineté des pays émergents dont il s’agit.
Comment la Corée du sud va-t-elle redresser son économie si elle laisse la gouvernance de son pays aux institutions occidentales ? La guerre avec la Corée du Nord semble être une échappatoire bien réelle.

Le Club de Paris est un groupe informel de 20 pays créanciers dont le rôle est de trouver des solutions coordonnées et durables aux difficultés de paiement des nations endettées. Les rééchelonnements sont un moyen d’apporter un allègement de dette en reportant et, dans le cas de rééchelonnements concessionnels, en annulant des échéances dues sur la dette. Les pays créanciers se réunissent 10 à 11 fois par an, dans le cadre de sessions de négociations pour discuter entre eux de la situation de la dette extérieure des pays endettés ou pour traiter des questions méthodologiques liées à la dette des pays en développement.

Avec la Corée du Sud, le Club de Paris s’ouvre aux puissances émergente

Avec l’adhésion de la Corée du Sud, le très sélect Club de Paris, composé jusqu’à présent de pays occidentaux, s’ouvre aux puissances émergentes, de plus en plus incontournables sur le marché de la dette souveraine... en attendant la Chine.

Avec l’adhésion de la Corée du Sud, le très sélect Club de Paris, composé jusqu’à présent de pays occidentaux, s’ouvre aux puissances émergentes, de plus en plus incontournables sur le marché de la dette souveraine... en attendant la Chine.

« Le monde d’aujourd’hui n’est pas celui d’il y a 60 ans. Il y a un certain nombre de pays qui jouent un rôle économique et financier beaucoup plus important que par le passé », a déclaré à l’AFP une source proche du Club de Paris, interrogée sur son ouverture aux pays émergents.

Soixante ans exactement après la création de ce cercle de créanciers, la République de Corée devient ainsi la première puissance émergente à prendre place autour d’une table où siégeaient jusqu’à présent vingt pays dits « industrialisés », parmi eux la France, les Etats-Unis, l’Allemagne ou encore le Japon.

Cette adhésion marque un tournant dans l’histoire de cette institution multilatérale dont l’objectif est de permettre « aux créanciers de recouvrer leurs créances en arriérés et de trouver une solution efficace et rapide aux crises de la dette souveraine », comme elle l’a elle-même expliqué dans un communiqué.

L’arrivée de la Corée du Sud, dont la présidente Park Geun-Hye était en visite en France la semaine dernière, reflète aussi l’évolution du marché de la dette souveraine : ces dernières années, des pays comme la Chine et la Corée du Sud ont acheté massivement des obligations de pays émergents.

« Il y a un certain nombre de pays qui jouent un rôle économique et financier beaucoup plus important que par le passé », a expliqué la même source, justifiant le besoin du Club de Paris de s’ouvrir aux émergents, et citant également l’Inde ou encore le Brésil.

  • « Pas de cachoteries » entre les membres du Club

« Afin de traiter mieux les sujets de dette souveraine, c’est mieux d’avoir tout le monde autour de la table », a expliqué cette source.

En clair, en cas de défaut de paiement d’un pays, il est plus judicieux que les créanciers négocient ensemble une éventuelle restructuration de la dette plutôt que chacun cherche de son côté à récupérer ses billes.

« Quant à traiter un problème de dette, que ce soit d’un pays ou d’une entreprise, c’est mieux d’avoir tout le monde dans la salle plutôt que de mener des discussions séparées qui risquent de se téléscoper », a souligné la source.

Pour la Corée du Sud, les conditions d’adhésion ont été les mêmes que pour les autres membres : le « respect des six principes du Club de Paris, qui offrent aux créanciers souverains un cadre de dialogue efficace et constructif », a expliqué l’institution.

« Les nouveaux acteurs doivent respecter les règles du jeu qui sont principalement la solidarité et le partage des données. On ne se fait de cachoteries entre membres du Club de Paris », a assuré la source proche du Club.

Le Club de Paris, qui avait annoncé en début d’année son intention de s’ouvrir aux grands pays émergents, attend désormais la réponse de la Chine, un pays qui s’est montré très particulièrement actif ces derniers temps sur le marché de la dette des pays africains.

Pékin est pour l’instant un « membre ad hoc » et dispose ainsi d’une sorte de strapontin au sein du Club de Paris, en attendant de devenir un membre à part en entière si le gouvernement chinois le souhaite.

« Pour gérer les questions de dette souveraine, c’est bien d’avoir tous les prêteurs autour de la table. Et la Chine est devenue un prêteur », a indiqué la source.

« La Chine réfléchit activement à son adhésion. Nous en parlons avec eux. L’idée fait son chemin », a-t-elle ajouté.

Sourcehttp://www.20minutes.fr/economie/18...

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