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L’américanisation de la Chine avec la philanthropie

dimanche 10 mai 2020

L’entrée de la Chine à l’OMC a bouleversé son économie et son mode de vie. La Chine réputée, tout comme les Etats-Unis, être isolationniste a étendu son économie à l’échelle planétaire tel le plan Marshal d’après guerre.
Le communisme est l’antithèse du capitalisme, ces deux principes consistant à la concentration des richesses, dans les mains d’acteurs privés pour l’un et dans celles de l’état pour l’autre.
La racine du mot économie signifie qu’il faut trouver l’équilibre. L’équilibre est nécessaire à la vie tel le PH du sang dans le corps humain ou les mathématiques dans l’équilibre d’une équation. On parle aussi d’écosystème pour la faune et la flore. Si l’on pense aux causes profondes des guerres, il apparaît très vite que c’est un déséquilibre dans un rapport de force sur le même objectif convoité.
Alors pourquoi dans nos sociétés modernes prône-t-on la dérégulation, le déséquilibre ?

Le mythe du communisme chinois est mort en 1999 avec le deal de son entrée dans l’OMC qui transforma cette civilisation millénaire en lui imposant purement l’esclavage par l’émergence sur son sol de la société de consommation. Maintenant que des membres du parti communiste chinois sont devenus riches, se croyants issus des « immortels », ils singent les élites occidentales corrompues en faisant fructifier leurs dividendes sous prétexte de philanthropie. Sur le modèle de Bill Gates, qui comme beaucoup de milliardaires étasuniens, trouve dans cette formule le moyen d’échapper à l’impôt et de se créer une image altruiste.
Seule la Russie a su préserver son peuple malgré les apparences. Ainsi, elle a réussi là où l’Europe a échoué en stoppant la propagation du coronavirus.
C’est à la mesure de l’investissement du pouvoir dans la protection du peuple que l’on peut estimer qu’un pays est à l’équilibre.
Pour conclure, dans « équilibre », il y a « libre »... à force d’imposer une domination planétaire, les maîtres du mondialisme tomberont car leur société de consommation vient d’être « tuée » par l’épidémie qui s’est propagée telle un des produits manufacturés en Chine et exporté sur toute la planète.

Chine : Jack Ma, l’exubérant patron d’Alibaba, tire sa révérence

Le charismatique Jack Ma tourne mardi la page de son aventure à la tête d’Alibaba, l’entreprise qu’il a fondée en 1999, révolutionnant le commerce en ligne en Chine et marquant profondément l’économie du pays.

L’ex-professeur d’anglais, qui célèbre par ailleurs mardi son 55e anniversaire, passera le flambeau à une équipe de dirigeants respectés dont Daniel Zhang, discret numéro deux du groupe.

Jack Ma, l’une des personnalités les plus riches de Chine avec une fortune estimée à 41 milliards de dollars, a fait part de son envie de se consacrer à des projets philanthropiques comme l’éducation.

Son départ marque le début d’une nouvelle ère pour une entreprise qui a surfé très tôt sur le fulgurant développement d’internet en Chine et cru à l’essor de la consommation intérieure du pays pour devenir un champion du commerce en ligne.

L’homme d’affaires, qui a revendiqué lui-même une certaine ressemblance avec E.T., est aussi connu pour ses excentricités. En 2017, il s’était grimé en Michael Jackson pour esquisser une chorégraphie imitant le chanteur lors d’un gala, tranchant avec l’image impassible de nombreux chefs d’entreprise chinois.

« Son expérience en tant que professeur d’anglais, alliée à son charisme et à son sens de l’humour, ont fait de lui la figure emblématique des entrepreneurs chinois à l’étranger », souligne Duncan Clark, auteur du livre « Alibaba : The House That Jack Ma Built. »

« Son influence en tant que symbole de l’esprit d’entreprise chinois est inégalée », assure-t-il.

Entrepreneur à court d’argent, Jack Ma découvre internet lors d’un voyage aux États-Unis dans les années 1990. Après plusieurs projets en Chine qui connaissent un succès mitigé, il convainc un groupe d’amis de lui prêter 60.000 dollars pour lancer une entreprise de commerce en ligne. L’aventure Alibaba peut démarrer en 1999.

Aujourd’hui, la société — cotée aux Etats-Unis — pèse 462 milliards de dollars (418 milliards d’euros), selon l’agence financière Bloomberg.

  • Du ’tracteur’ au ’Boeing’ -

Jack Ma, qui devrait conserver certaines fonctions consultatives, a fait peu de commentaires au sujet de la transition, si ce n’est qu’il confiera les rênes d’Alibaba à Daniel Zhang, directeur général depuis 2015.

Loin de l’exubérance de Jack Ma, Daniel Zhang, as de l’audit et réputé pour sa rigueur, se montre avare d’apparitions en public.

Pour autant, on lui prête en coulisses des résultats exceptionnels : les médias chinois le créditent d’avoir transformé le laborieux « tracteur » de Jack Ma en puissant « Boeing 747 » de l’e-commerce, via une ambitieuse stratégie appliquée minutieusement.

« Vous devez rester éveillé à chaque minute, vous devez garder les yeux ouverts durant votre sommeil », avait-il expliqué l’an dernier.

Capital

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