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Coronavirus : la France réapprend les habitudes de l’occupation.

samedi 4 avril 2020

Le stock des masques FFP alloué en cas de crise sanitaire majeure qui se montait à hauteur d’un milliard, n’a jamais existé. Pour masquer cette politique de stock en flux tendu, l’Elysée a communiqué par l’intermédiaire de Sibeth Ndiaye nous expliquant que les masques n’étaient pas nécessaire pour se protéger et qu’elle même ne savait pas comment l’utiliser.
Pour rappel le hangar contenant le fameux milliard de masques ne devrait pas passer inaperçu : ses dimensions auraient été d’une longueur de 500 m, d’une largeur de 100 m et d’une hauteur de 10 m.
Le français étant un gaulois réfractaire, il s’en est remis à son expérience pendant l’occupation en confectionnant des masques de protection en tissu à base de soutient gorge.
Depuis que Mimi Marchand a repris la communication du couple Macron, elle développe sa stratégie en publiant des histoires mielleuses où Brigitte conseille Emmanuel d’appeler le professeur Raoult pour sauver le pays. Elle remercie même Nabilla pour son don de 20 000 euros pour les hôpitaux de paris.
Mais il ne nous manquait plus que les bonnes vieilles recettes de coutures de nos grands-mères pour occuper nos trublions confinés.
Et qu’est-ce qu’on dit ?
Merci Mimi.

Serviette en papier, tissu... Comment se fabriquer un masque artisanal

Paris Match

Alors que l’Académie nationale de médecine vient de préconiser l’utilisation de masques « grand public » ou « alternatifs », plusieurs méthodes existent pour se confectionner une protection.

Sur Google, les requêtes pour les masques de protection ont explosé depuis la mi-mars, ainsi qu’en témoignent les données de Google Trends. Dans le top 5 des requêtes associées à la thématique « masque de protection », toutes celles qui ont progressé le plus rapidement sont relatives à la confection de masques artisanaux. La recommandation de l’Académie nationale de médecine, formulée jeudi, encourageant le port du masque, ne risque pas d’affaiblir l’intérêt des Français pour ces dispositifs.

Porter un masque « alternatif », pour quoi faire ? L’Académie nationale de médecine constate qu’« en France, l’habitude n’a pas été prise de constituer un petit stock de masques anti-projection dans chaque foyer ». De plus, « la pénurie de masques risquant de durer encore quelques semaines, force est de recourir, actuellement et en vue de la sortie du confinement, à l’utilisation d’un masque « grand public » ou « alternatif » », afin de ne pas ajouter aux terribles difficultés d’approvisionnement qui pèsent sur les personnels de santé. Ces masques alternatifs, qui devraient être portés durant les sorties pendant la période de confinement et au moment du déconfinement, selon l’Académie, ont une fonction : enrayer la transmission « en période d’incubation ou en état de portage asymptomatique ». Ces masques, qui peuvent être fabriqués chez soi, ne filtrent pas l’air, mais contribuent à éviter les projections pour les personnes qui seraient porteuses du virus sans en présenter les symptômes.

Comment se fabriquer un masque ?
Plusieurs options sont disponibles. L’Académie nationale de médecine répertorie notamment une vidéo, réalisée par un médecin du travail, qui indique comment se fabriquer un masque de fortune avec deux élastiques, une serviette en papier et quatre agrafes (voir la vidéo ci-dessous). « Avec ce moyen, vous avez un masque qui est tout à fait étanche et qu’il faudra changer à partir du moment où il deviendra un petit peu humide. Bien sûr attention, ce masque est potentiellement contaminé, il faudra bien l’éliminer dans un sac en plastique et éventuellement après décontamination avec un alcool ou un produit chloré », explique dans la vidéo le professeur Daniel Garin, dans une vidéo vue plus d’un million de fois.

Aux Etats-Unis, où les autorités viennent de formuler des recommandations similaires à celles de l’Académie de médecine en France, le chef des services de santé des armées, Jerome Adams, propose un tutoriel en vidéo (voir ci-dessous, en anglais). Plus dépouillée encore, sa méthode utilise deux élastiques et un vieux t-shirt.

Pour qui a plus d’ambition, l’Association française de normalisation (Afnor) propose des patrons et des consignées ultra-détaillées pour confectionner un masque en tissu. Ces documents sont accessibles sur le site de l’Afnor. Cet organisme spécialiste des normes émet un avertissement vis-à-vis d’autres patrons disponibles en ligne : « On trouve d’autres modèles de masques sur Internet. Il convient d’être vigilant aux modèles très répandus comportant une ou plusieurs coutures verticales, le long du nez, de la bouche et du menton. Cette solution n’a pas été retenue par les experts lors de la rédaction de l’Afnor Spec (risque de fuite par la couture). Nous recommandons les deux modèles masques dont les patrons figurent en annexe C de l’Afnor Spec (2e document). »

Même avec un masque, attention aux mauvais gestes

Comment le porter et le retirer ? Attention à ne pas manipuler n’importe comment le masque. « Le masque barrière doit être lavé chaque fois qu’il est souillé, mouillé ou mal positionné sur le visage. Il convient de ne pas le mettre en position d’attente sur le front ou sous le menton pendant et après utilisation », souligne l’Afnor. Dans ses documents (lien au paragraphe précédent), l’association détaille les bonnes méthodes pour passer un masque et pour le retirer, selon le modèle de masque. La durée d’utilisation ne peut jamais excéder 4 heures, selon l’Afnor.
A Dijon, le 26 mars, un couple porte des masques confectionnés à partir de feuilles d’essuie-tout.

Comment laver un masque en tissu ? « Le cycle complet de lavage (mouillage, lavage, rinçage) doit être de 30 minutes minimum avec une température de lavage de 60°C », indique l’Afnor. Le séchage est également important : « Pour le séchage domestique, il convient d’utiliser un séchoir et de nettoyer les filtres du sèche-linge (et se laver les mains après). Dans tous les cas, les masques barrières doivent être séchés complètement (c’est-à-dire toutes les couches à cœur), voire sur-séchés », précise l’Afnor.

A ne pas faire...

Porter un masque ne dispense pas du respect des gestes barrières : se laver très régulièrement les mains, utiliser des mouchoirs à usage unique et les jeter, tousser ou éternuer dans son coude, saluer sans serrer la main et éviter les embrassades et maintenir une distance d’un mètre avec les autres personnes. Il ne faut pas non plus tenter de laver son masque au micro-onde, ni se contenter de l’exposer à un sèche-cheveux pour le nettoyer. Conserver son masque au congélateur n’est pas non plus une bonne idée, avertit l’Afnor.

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