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En mai, la brigade de l’Etat fera ce qui lui plait

lundi 4 mai 2020

On a connu les Brigades du Tigre, feuilleton à succès des années 70, on a eu les brigades Rouge avec l’assassinat d’Aldo Mauro et en 2018, les brigades de la répression Gilets Jaunes avec l’Etat, la Police et la Gendarmerie. Cet Etat policier se perpétue opportunément avec la crise du Civid-19.
Le ministère de l’intérieur vient de frapper, si l’on peut s’exprimer ainsi, avec la nouvelle Brigade d’intervention qui va arbitrairement, alors que l’épidémie est en voie d’extinction, appréhender les gens jusqu’à leur domicile.

Cette politique digne de Staline et plus si affinité milicienne, va perpétuer la répression en France pour légitimer la dictature officielle du 23 mars 2020 votée par décret d’urgence sanitaire. Cette création ressemble à l’OTAN qui continue d’exister alors que son combat contre le communisme s’est terminé avec la chute de l’URSS.
Le traçage des gens, ayant de près ou de loin, eu un membre de leur famille touché par le Covid-19, ne va rien tracer du tout, c’est une mesure secondaire de confinement pour les opposants du régime macronien qui veulent reprendre leur liberté individuelle.

La création des brigades sert à « casser les chaînes de contamination », cet élément de langage qui trompe l’opinion publique ne va pas faire oublier aux Français les actes d’incompétence du gouvernement. A la fin, c’est toujours le peuple qui passe à la caisse et qui doit se justifier devant cette milice de rétorsion alors qu’il n’y avait pas de masques, pas de chloroquine et pas d’initiative pour juguler la pandémie.

Les brigades seront chargées d’interroger les malades testés positifs au Covid-19 sur leurs activités, afin de retrouver les personnes avec lesquels ils ont été en contact et placer ces dernières en isolement. Si l’Etat veut relier les réseaux de communication des Français, ils n’ont qu’a étudier leur Big Data et la base de données Facebook et Google pour écouter les enregistrements des conversations via les smartphone avec l’application My activity Google.
Chaque smart phone et chaque compte Facebook enregistre vos conversations à votre insu.

Mais maintenant désignons ceux qui seront en première ligne pour instrumentaliser la nouvelle politique de répression :

La « première ligne », a expliqué Edouard Philippe mardi, sera composée des professionnels de santé libéraux, en particulier les généralistes, à qui il appartiendra de rechercher les contacts « pour tout ce qui concerne la cellule familiale ». Quand un de ses patients sera testé positif, « le médecin généraliste va remplir les noms et coordonnées » des membres de sa famille « dans une application dédiée ». Les équipes recontacteront le patient pour l’interroger sur ses activités récentes, « jusqu’à 48 heures avant l’apparition des symptômes » avec des « critères précis, une batterie de questionnaires élaborés par Santé publique France ».
« Combien de temps avez-vous passé à discuter ? A quelle proximité étiez-vous ? Portiez-vous un masque ? ». Bien entendu, la coopération avec les enquêteurs sanitaires, est conseillée mais pas obligatoire selon Etienne Moulin président du conseil de l’ordre des médecins du Tarn.
C’est un peu ce que disait notre ministre de la Santé Olivier Véran concernant le port du masque au début de l’épidémie.

Ce nouveau service de renseignement va mettre au chômage les Renseignements Généraux. C’est comme si le ministère de l’intérieur fusionnait avec le ministère de la santé.

Finalement les policiers auront à coup sur leur diplôme de médecine et en guise de tenue de combat ils enfileront la blouse blanche en pensant à la colombe de la paix.

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