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Facebook censure sur ordre du Parti démocrate américain

jeudi 14 mai 2020

Il est loin le temps où l’on se « fabriquait » des amis sur les réseaux sociaux. Maintenant on s’y crée des ennemis à coup de fakenews. Ainsi Facebook vient de nommer les premiers membres de son conseil de surveillance indépendant avec Pamela Karlan, qui sera en mesure de rejeter les décisions sur des éléments de publication et de recommander des changements de stratégie au sein même de l’entreprise. Cette initiative de mise sous tutelle de Facebook par le Parti démocrate américain est une reprise de pouvoir sur les réseaux sociaux et un avertissement envers Mark Zuckerberg jugé trop laxiste avec l’administration Trump.

Facebook vient d’innover en ce qui concerne les critères de mise en accusation concernant le concept de fakenews. La judiciarisation et la censure deviennent maintenant les deux piliers de ce réseau social. Pour ce faire, Facebook vient de recruter une équipe de juristes parmi lesquels se trouve une femme qui depuis longtemps est en guerre contre la réélection de Trump.

Pamela Karlan, l’experte en droit constitutionnel de la Stanford Law School, a pour gloire d’avoir témoigné devant la commission judiciaire de la Chambre des représentants lors de l’enquête sur la mise en accusation du Président Trump de collaborer avec la Russie lors des élections présidentielles de 2016.

L’échec de la destitution de Trump a déclenché une nouvelle guerre de l’information menée par Facebook qui sous-traite le lobbying des démocrates pour faire élire Joe Biden.
Mark Zuckerberg a comparé de son nouveau conseil de surveillance à une « cour suprême », chargée d’arbitrer les litiges liés aux retraits de publications sur les réseaux sociaux, ses premières décisions doivent prendre effet au premier semestre 2020, et ont véritablement commencé avec la crise du Covid-19, soit six mois avant la campagne des présidentielles américaines

  • Mark Zuckerberg « Les citoyens qui ont la liberté de s’exprimer publiquement constituent une nouvelle force de notre monde – un cinquième pouvoir, qui vient s’ajouter aux autres structures de pouvoir de nos sociétés  ».

Mark Zuckerberg présente son réseau comme un espace de liberté d’expression pour faciliter les prises de parole citoyennes mais ce n’était plus du goût du Parti démocrate qui a lancé les hostilités avec Elisabeth Warren.
Elle a accusé Facebook de publicités « mensongères »

  • « Flash info : Mark Zuckerberg et Facebook viennent d’annoncer leur soutien à la réélection de Donald Trump » « Facebook aide activement Donald Trump à diffuser des mensonges et des fausses informations. Facebook a déjà aidé Donald Trump à se faire élire une fois. Ils vont peut-être recommencer – et en tirer du profit au passage. »

Mark Zuckerberg s’est défendu en répondant :

  • « Nous ne vérifions pas les informations diffusées dans les publicités politiques diffusées sur Facebook, et si le contenu posté a une valeur informative, nous ne le supprimerons pas, même s’il entre en contradiction avec nos règles de modération »
    Les revenus publicitaires de Facebook se chiffrent en milliards de dollars et Zuckerberg s’en justifie en disant que ces parts « sont importantes en termes d’amplification du discours politique – plus précisément pour les candidats locaux, les challengers d’une élection et des groupes défendant certaines causes qui ne pourraient pas avoir autant d’attention médiatique sans ces publicités. Bannir les publicités politiques favoriserait les personnes déjà en poste et celles que les médias ont choisi de couvrir »

Mais les accusations d’Elisabeth Warren, montrent bien que le Parti démocrate menace Facebook de ne plus le financer s’il ne censure pas les messages pro-Trump.

  • « Le discours de Mark Zuckerberg montre à quel point il a peu appris de 2016 et à quel point Facebook est mal préparé à gérer l’élection présidentielle de 2020. »

Si la tentative de destitution de Trump a été un terrible échec pour le Parti démocrate, et que la bataille juridique s’est déplacée sur le terrain de la guerre de l’information, il faut examiner ce qui a poussé les démocrates à mettre Facebook sous tutelle.

Le combat pour la campagne présidentielle de 2020, oppose Trump à ce que l’on appelle l’Etat Profond composé du Parti démocrate et de la CIA. La stratégie du président actuel contre balance celle qui a été lancée par Facebook et Google, elle est orchestrée par le Général Flynn, ancien responsable de l’intelligence américaine des armées.
L’armée digitale « QAnon » de Trump opère à partir du réseau social Twitter pour mener une guerre psychologique et diffuser des informations stratégiques mélangées à des rumeurs. Ce phénomène social s’affiche dans les meetings de Trump et dans la vie réelle sous le cri de ralliment « We are Q » « Q » ou « Where we go one, we go all ».
Leur toute première apparition sur internet remonte en octobre 2017 sur le forum 4chan avec un internaute qui a commencé à publier sous le pseudonyme de « Q Clearance Patriot ». la lettre « Q » désigne l’habilitation secret défense aux Etats-Unis et Anon veut dire « anonymous ». QAnon organise des discussions avec des questions appelées « drops » afin que les internautes fassent le rapprochement entre tous les indices donnés. Le Fénéral Flynn compare ses internautes à des soldats numériques. Ils contribuent à détruire le mur de l’information qui ne divulgue pas toute la vérité sur le fonctionnement des Etats Unis. Ils sont maintenant plusieurs milllions à relayer les informations sur YouTube, Facebook et Twitter, et représentent un poids non négligeable dans l’opinion américaine.

L’appellation « Fakenews » a fait son apparition pendant la tentative de destitution du président Trump. Le mouvement QAnon a décidé qu’il était temps de révéler certaines informations déclassifiées au grand public, notamment celles qui innocentaient le génaral Flynn, accusé d’avoir menti sur ses relations avec des agents russes tout en plaidant coupable. Son procès fini, il vient d’être rejugé six mois avant la nouvelle élection présidentielle. Cette fois après l’examen des preuves, ni Trump, ni Flynn ne sont coupables, ce qui oblige par la même occasion l’ensemble des media de reconnaître avoir diffusé eux-même des Fakenews (fausses informations).
Le Général Flynn expliquait que la stratégie de l’information se ferait sur les réseaux sociaux. Le mouvement QAnon, l’armée de soldats digitaux des réseaux sociaux, continue d’organiser la contre propagande avec des informations secrètes souvent classifiées et révélées dans un langage codé pour que Trump soir réélu et qu’il puisse tenir la promesse faite aux Américainx de « vider le marais » des vermines qui occupent les postes stratégiques dans l’administration US.

Devant le désastre prévisible des démocrates lors de l’élection présidentielle de 2020, les géants digitaux comme Facebook, Google et Youtube, vont tenter le tout pour le tout en mettant en place une police numérique de censure, non constitutionnelle, pour entraver la liberté d’expression et espérer faire élire un candidat susceptible d’être traduit en justice, tout comme l’ancien président Obama et Hillary Clinton, soupçonnés d’avoir espionné le président Trump et d’avoir monté une fausse accusation pour le destituer par l’entremise de George Soros et John Podesta.

Pour approfondir la question, il faut mettre en parallèle la loi Avia en France et la censure pour museler les contestations et continuer de perpétuer cette dictature commencée le 23 mars 2020. La république c’est la dictature, la paix c’est la guerre de Machiavel.

Geopolintel 14 mai 2020

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