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Novlangue Covid 19 : la fin du travail due à la crise sanitaire

mercredi 24 février 2021

L’emprise de la Novlangue sur nos sociétés : la fin du travail due à la crise sanitaire.
Mais c’est aussi la fin de la culture, du sport, des relations humaines et des loisirs.
Quel est l’objectif de cette société si elle va à l’encontre du bien être humain ?
C’est peut être le commencement de la fin de quelque chose : oui notre liberté.
Quand on supprime un mot on supprime la pensée, la novlangue sera la nouvelle pensée, ceux qui s’y opposent sont des négationnistes.
Diviser et séparer la population.
La novlangue Covid est utilisée par le gouvernement pour changer notre mode de pensée, avec des expressions qui modifient notre comportement.
Cas contact, geste barrière, distanciation sociale, économie non essentielle, etc...
Ces mots ne veulent rien dire, il existent pour que nous ne puissions plus penser par nous même, perdre notre bon sens.
Le choix du télé travail est considéré comme une liberté de pouvoir continuer à travailler, cette illusion cache un isolement social appelé « distanciation sociale » ayant pour but de prendre l’habitude de rester chez soi comme un futur chômeur.
C’est pareil avec le masque, ceux qui ne le portent pas s’isolent du groupe.
La fin du travail est le concept du revenu universel pour que nous soyons esclave jusqu’à la fin de notre vie.
La Novlangue c’est l’arme du libéralisme pour évacuer toute pensée critique et imposer une dictature par l’imposition de la résilience.

Xerfi Canal a reçu Jean-Paul Fitoussi, professeur émérite à Sciences Po, Paris et Professeur à l’Université Luiss de Rome, pour parler de l’emprise de la Novlangue sur nos sociétés.

Une interview menée par Jean-Philippe Denis.

Contre la « novlangue » néolibérale, le « retour vers le futur » du keynésianisme

Dans son nouveau livre, « Comme on nous parle. L’emprise de la novlangue sur nos sociétés », l’économiste Jean-Paul Fitoussi appelle à saisir la crise due au Covid-19 comme une opportunité de rupture avec la « doxa » néoclassique.

Pour apprécier le nouvel ouvrage de l’économiste Jean-Paul Fitoussi, Comme on nous parle. L’emprise de la novlangue sur nos sociétés, il faut d’abord dissiper un possible malentendu : malgré une introduction générale, convoquant Orwell et Goebbels, le lecteur n’aura pas affaire à un précis de sémantique contemporaine. A la huitième page arrive en effet un aveu bienvenu de l’auteur : si le livre cherche à expliquer comment cette « novlangue » a « vidé de sa substance le débat démocratique » en lui enlevant les mots justes, il traitera avant tout du cas particulier de l’économie politique.

Passé ce démarrage, tout s’éclaire, et l’économiste keynésien, qui alertait déjà, lors de la crise économique de 2007-2008, sur les écueils des politiques d’austérité, règle ses comptes avec la « doxa » néoclassique et son vocabulaire. A la faveur d’une crise sanitaire qui a forcé les gouvernements à ouvrir les vannes de la dépense publique – « quoi qu’il en coûte », selon les mots d’Emmanuel Macron mi-mars –, M. Fitoussi plaide avec adresse pour le retour de mots oubliés comme « demande, relance budgétaire, politique industrielle, investissement public ».

« Il nous faut penser autrement si nous ne voulons pas que les mauvais réflexes acquis lors des précédentes crises nous emmènent vers des territoires inconnus », prévient-il ainsi. Il y a quelque chose de savoureux à suivre ce professeur émérite, chez qui pointe parfois un peu d’amertume quant aux choix de sujets et lexiques de ses confrères adeptes de la synthèse néoclassique, et à lire son espoir d’« un retour vers le futur ».

Au programme, « revenir à nos vraies priorités : la santé, la protection sociale en général et celle du travail en particulier, le développement des biens publics et de la souveraineté ». L’économiste clarifie au passage quelques poncifs contemporains, comme l’idée de la fin du travail, nouvelle manifestation de la « peur ancestrale du progrès des techniques », ou de la réindustrialisation, nouvelle antienne des ex-tenants de la « mondialisation heureuse ».
Une position plus ambiguë vis-à-vis de Macron

Soutien d’Emmanuel Macron en 2017, M. Fitoussi a à son égard une position plus ambiguë : le chef de l’Etat est, d’une part, l’auteur de la formule du « pognon de dingue », illustration extrême de la novlangue fustigée par l’économiste, qui rend les chômeurs et les pauvres responsables du « fardeau qu’ils font peser sur la société ».

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