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Covid : Jusqu’où va aller cette dictature ?

samedi 3 avril 2021

L’éditorialiste BFMTV, Emmanuel Lechypre propose d’utiliser les radars pour flasher tous les automobilistes qui ne se trouvent pas dans leur département afin de leur mettre des amendes.
Emmanuel Lechypre verra son rêve concrétisé par Barbara Pompili ministre de l’écologie
- « Des gens concrètement ne pourront plus accéder à des centres-villes (!) La moitié de la population française va voir ça dans sa vie quotidienne très vite. Il va falloir mettre en place des radars »

L’État envisage ainsi très sérieusement « un dispositif de contrôle-sanction automatisé ». En d’autres termes, l’implantation de radars automatiques dédiés à cette tâche. Ces appareils, en cours de développement, devraient être capables de lire les plaques des véhicules, d’accéder au système d’immatriculation des véhicules (SIV) et donc d’en déduire leur vignette et s’ils sont autorisés, ou non, à circuler sur l’axe contrôlé.

VALCRI projet financé par l’UE était destiné aux policiers qui travaillent sur des affaires complexes et longues. Développé à l’origine pour démanteler les réseaux de trafic sexuel, ses algorithmes recherchent des données non structurées sur plusieurs années. Ce genre de travail d’investigation prendrait plusieurs semaines à un policier, avec VALCRI il a fallu « moins d’une journée ».

L’intelligence artificielle est en passe de supplanter les forces de polices.
La DGSI renouvelle son contrat avec la CIA (l’Américain Palantir), faute de système 100 % français

La DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) va prolonger son contrat avec l’entreprise américaine Palantir, a-t-on appris mardi 26 novembre 2019. Le patron du service de renseignement français espère toutefois le développement d’un système français et indépendant.

En pleine crise sanitaire, le géant américain Palantir lorgne les données des hôpitaux français
Des discussions ont été lancées entre le mastodonte américain de l’analyse de données Palantir et l’AP-HP, pour concevoir un outil technologique de lutte contre le coronavirus. S’il s’avère concluant, le dispositif pourrait être étendu à l’ensemble des hôpitaux français.

  • « drones patrouilleurs, pour rappeler aux Français de rentrer chez eux, ou des vues gouvernementales sur des dispositifs de surveillance des smartphones, par leur géolocalisation. »
    Palantir propose de mettre ses technologies à disposition, pour analyser la propagation du virus. Cette société a conçu un algorithme si puissant qu’il lui est possible de retrouver les photos d’une seule personne sur l’ensemble des plateformes en ligne les plus connues, dont Facebook et Twitter, à partir d’un simple cliché.
    L’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), que la société américaine Palantir Technologies avait contactée au début du mois d’avril pour renforcer la lutte contre l’épidémie de Covid-19 grâce à l’analyse de données, « n’a pas donné suite ».

Normal puisque c’est l’autre officine de la CIA le cabinet McKinsey qui a remporté le contrat avec le gouvernement français.

L’intelligence artificielle au service des forces de l’ordre

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Dans un discours donné début juin, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a évoqué l’usage de l’intelligence artificielle dans le travail des forces de l’ordre en France. Des logiciels seraient en effet utilisés pour “repérer dans la foule des individus au comportement bizarre ».
L’utilisation de l’intelligence artificielle dans le domaine de la justice prédictive et dans la résolution d’enquêtes criminelles permet d’assister efficacement le travail de la police. Mais où se situe la limite dans l’emploi de l’IA ? Certaines utilisations inquiétantes voient le jour et posent la question de la protection des données personnelles.

L’IA, soutien précieux de la police criminelle

L’utilisation de l’intelligence artificielle représente avant tout un gain de temps considérable dans l’analyse des dossiers numériques des suspects. Les recherches internet, l’historique des appels, de même que des vidéos de caméras de surveillance sont décryptés en quelques secondes grâce au logiciel. Les logiciels sont désormais capables de juger de l’intérêt ou non d’une séquence et peuvent être équipés d’un outil de reconnaissance faciale.

En analysant les données des suspects, l’IA cherche les similarités dans le mode opératoire, dans le profil des victimes, dans les zones géographiques ou encore dans les temporalités. Lorsqu’un agent de police a besoin de faire des dizaines de recherches pour obtenir d’éventuelles corrélations, l’IA peut le faire en un clic. Cette analyse de données pourra ensuite fournir des références de jurisprudence.

Enfin l’IA peut être amenée à explorer des pistes que les forces de l’ordre ont pu mettre de côté par manque de temps, de moyens, voire d’imagination, puisque le logiciel est chargé d’étudier des théories que personne ne serait en mesure de deviner, exceptés les criminels eux-mêmes.

Concernant les types de logiciels, nous pouvons citer VALCRI, un projet financé par l’UE et testé par les forces de polices du Royaume-Uni et de la Belgique. Le système de VALCRI exploite trois années de données, ce qui correspond à 6,5 millions de dossiers de police ! Le logiciel analyse les données, retrace les scènes de crime et soumet ses hypothèses sur un écran tactile interactif. Cet écran se divise en trois parties, présentant les données disponibles, l’analyse des données par le logiciel et les résultats de l’analyse, basés sur les preuves collectées.
Le logiciel VALCRI permet indéniablement d’alléger la charge de travail des agents, sans pour autant prendre leur place.

La justice prédictive : le risque d’un “Big Brother”

Si l’IA peut éviter une surcharge de travail, son utilisation peut parfois soulever des questions, notamment lorsqu’il s’agit de la justice prédictive. Dans son désir de devenir le pays leader de l’intelligence artificielle, la Chine souhaite mettre en place un système d’intelligence artificielle capable de prédire les crimes et les délits avant qu’ils ne soient commis. Cette volonté n’est pas sans rappeler le film Minority Report, dans lequel des humains mutants sont capables de détecter un criminel avant qu’il ne passe à l’acte. Le système d’IA reposerait sur le Big Data, pour analyser les comportements d’individus suspects à l’aide de millions d’images de caméras surveillance. Le système est programmé pour prévenir ensuite la police s’il estime que le risque de passage à l’acte est élevé.

L’enquête de la police de la Nouvelle-Orléans

Plus récemment, une enquête a révélé que la police de la Nouvelle-Orléans, l’une des villes les plus dangereuses des Etats-Unis, utilise depuis six ans un logiciel prédictif pour lutter contre les gangs de trafiquants de drogues. En 2012, le maire a conclu un contrat avec la société Palantir (CIA) de la Silicon Valley, qui a fourni le logiciel In-Q-Tel aux forces de l’ordre.

Le système a ainsi eu accès à des milliers d’informations récupérées de la banque de données municipale… sauf que ni les habitants, ni les conseillers municipaux n’étaient au courant que Palantir avait accedé à ces données. Palantir n’a en effet pas eu besoin d’autorisation en raison de la relation philanthropique qu’il entretient avec la ville.

Des systèmes de prédiction des crimes similaires seraient en test dans une cinquantaine de villes dans le monde. Si le taux de criminalité de la Nouvelle-Orléans a baissé au début de l’utilisation du logiciel, il atteint à nouveau un taux record.
Soyons rassurés, nous sommes encore loin du scénario catastrophe du film Minority Report. Cependant, les technologies de justice prédictive posent de réelles questions de pertinence et d’utilisation abusive des données personnelles.

Rédigé par Romane Fehlmann

Sources :
https://www.sciencesetavenir.fr/hig...
http://mashable.france24.com/tech-b...
https://cordis.europa.eu/news/rcn/1...
http://www.slate.fr/story/158260/no...

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