Bis répétita, avec l’affaire Epstein, la RTBF récidive en dénonçant la publication des courriels de Jeffrey Epstein.
« La diffusion des millions de pages du dossier Epstein aux États-Unis n’apaise pas le sentiment de méfiance d’une partie de l’opinion. Au contraire même : cette diffusion révèle que la transparence est parfois l’ennemie de la vérité ». RTBF
Mais l’implication du réseau belge de Dutroux dans l’affaire Epstein est réelle avec la banque ING dont Jeffrey Epsein s’était renseigné sur son identité et sur sa promotion.
Il y a aussi l’intérêt d’Epstein sur des PLAYshop qui aident les enfants.
"Cher Contact,
Les nouvelles en provenance de Belgique cette semaine renouvellent nos efforts déployés depuis une décennie pour instiller un sentiment de sécurité et de réconfort dans le cœur et l’esprit de nos enfants. Nos prières accompagnent les victimes, leurs familles et leurs amis, ainsi que toutes les personnes touchées par la terreur.
Et si chaque communauté disposait d’un moyen simple de prendre soin du bien-être émotionnel des enfants après un événement traumatisant comme ceux qui se sont produits en France et en Belgique ?
Les PLAYshops aident les enfants et les adultes de tous âges à extérioriser leur stress et leur traumatisme grâce à des jeux et des activités ludiques soigneusement conçus.
Vous êtes-vous déjà demandé en quoi consiste un PLAYshop ? Vous êtes-vous déjà demandé si vous ou vos enfants pourriez bénéficier d’un PLAYshop ?
Nous souhaitons vous inviter personnellement à notre prochain PL gratuit et ouvert au public.
Dans le viseur de ces informations, on trouve la Fortunate Blessings Foundation qui se situe aussi à Washington.
Le responsable de cette fondation est William Spear qui apparait à de multiples reprises dans les courriels d’Epstein.
From : Lesley Groff
To : William Spear
Subject : Re : School Resiliency Program
Date : Wed, 30 Nov 2016 14:55:02 +0000
Yes ! I will remind Jeffrey as the time approaches...
On Nov 30, 2016, at 9:44 AM, William Spear •
Just now getting to morning Email.....Yes, that time can work now.
12:15 today — please let me know if this is still possible on your end.
Thanks,
Le 29 novembre 2016, à 14 h 26, William Spear a écrit :
Lesley,
Pouvons-nous organiser un appel avec Jeffrey ? Nos formations sont en cours et nous avons lancé le programme dans huit écoles du Connecticut. Nous souhaitons continuer à nous développer dans tout l’État et dans toute la région.
http://www.secondresponse.org/schoo...
Nous avons également mis en place un programme d’aide aux aidants dans un refuge pour sans-abri situé à proximité et venons d’en terminer un autre au Centre local pour la jeunesse et les familles.
http://www.secondresponse.orgicarin...
Comme c’est aujourd’hui le « Giving Tuesday », nous recherchons activement des dons afin de consolider notre travail.
Je vous serais reconnaissant de me faire savoir si un appel avec Jeffrey est possible.
Merci beaucoup,
William
Cette situation nous fait penser à la fille de Jack Lang qui vient de démissionner de son poste d’administratrice de l’association Le Refuge.
L’enquête de Médiapart a démontré des pratiques quasi-sectaires avec un management agressif, un suivi défaillant des jeunes, un besoin criant de personnels qualifiés, salariés, notamment de travailleurs sociaux.
De : « Lang, Caroline »
À : Jeffrey E.
Objet : RE : Re :
Date : Jeudi 10 septembre 2015, 10 h 15 min 19 s +0000
Nous pourrions nous retrouver samedi à midi devant l’Institut du Monde Arabe. Il y a une très belle exposition sur Osiris (mon père trouvera quelqu’un pour vous accompagner en anglais) et ensuite, nous pourrions déjeuner tous les trois.
Caroline Lang
Je serai à Paris demain et dimanche, y a-t-il une chance que je puisse vous voir, vous et vos parents ? J’ai une idée qui pourrait plaire à votre père.
Traduit avec DeepL.com (version gratuite)
Ne pas parler de ces affaires, rend les journalistes coupables et complices de ces horreurs qui sont commises par les élites occidentales vouant un culte à Satan en sacrifiant des enfants.
Epstein avait même un compte bancaire au nom du dieu sacrificateur BALL.
Un parfum conspirationniste
De quoi parle-t-on donc ? Le ministère de la Justice a diffusé 3 millions de pages, 2 000 vidéos et 180 000 photos du dossier du prédateur sexuel Jeffrey Epstein, mort en prison en 2019. Cette publication, censée apaiser une base MAGA boostée au conspirationnisme contre les élites « pédo-sataniques », n’atteint pas son objectif : le dossier est encore incomplet et de très nombreux passages ont été caviardés selon des critères peu évidents.
L’intention manipulatoire saute aux yeux. Donald Trump tente d’éteindre un incendie sur lequel il a longtemps jeté de l’essence. Étant lui-même cité dans ce dossier, il génère une confusion en espérant noyer la polémique qui le poursuit, en révélant notamment des milliers de noms qui figuraient dans les papiers d’Epstein : des noms qui étaient parfois des proches, parfois non, des gens qu’il avait rencontrés, ou que le financier aurait aimé rencontrer. Des milliers de noms jetés en pâture, jusqu’au prince Laurent chez nous. Des noms qui, en soi, ne veulent rien dire, et ne valent évidemment pas culpabilité.
Illusion de transparence
Cette publication massive certains diront que ce n’est pas la transparence totale, car tout n’a pas été divulgué et que des noms sont caviardés. Mais jeter en pâture des noms dont le lien avec les crimes d’Epstein n’a pas été établi par la justice n’apporte rien à la vérité. De même, rendre publiques des photos d’enfants violés ne permettra pas de mieux saisir la vérité. La même question s’est posée chez nous avec la publication du dossier Dutroux par le député Laurent Louis, enfermé dans sa folie conspirationniste.
C’est que l’on associe souvent transparence et vérité, c’est une erreur. La transparence est le dévoiement d’un concept bien plus robuste et plus vertueux qu’est la publicité. On la doit en particulier au philosophe Emmanuel Kant. Il place au cœur de l’État de droit l’exigence de rendre publiques les décisions d’intérêt public.
Mais — pas fou, le Kant ! — il cadre la publicité par d’autres exigences tout aussi fondamentales, en particulier le respect de la dignité des personnes. Et surtout, il montre que la publicité passe par des institutions et des contre-pouvoirs, la justice et la presse libre, car les faits ne tiennent pas tout seuls.
La démocratie et le partage du vrai
Ces institutions créent un espace public démocratique où — pour parler comme le vieux Kant — peut s’exercer l’usage public de la raison, c’est-à-dire la possibilité de faire savoir, de juger et d’argumenter. Et pour cela, il faut des critères communs qui permettent de départager le vrai du faux. La transparence fait tout le contraire : elle remplace ces critères partagés par un critère absolu : est vrai ce que j’ai pu vérifier moi-même, selon mes propres critères.
La publication du dossier Epstein le montre bien : la transparence détruit notre capacité de jugement en nous donnant l’illusion que la vérité ne dépend que de nous. Ce faisant elle transforme l’esprit critique en machine parano. Cette affaire, s’inscrit dans un projet désormais bien documenté d’une partie de la droite américaine qui vise explicitement la destruction de ces critères communs de jugement. C’est une stratégie de pouvoir pour affaiblir l’espace public et à terme affaiblir la démocratie.













