Geopolintel

Dictature tous azimuts

jeudi 11 février 2021

Il est temps de s’interroger une fois de plus sur les causes d’ordre intellectuel, moral et politique qui ont conduit la nation sur la pente d’un déclin accéléré, ceci notamment en reconduisant d’élections en élections des politiciens toujours plus médiocres, incapables et destructeurs tant de nos libertés que du tissu humain, économique et culturel – de nos jours il est convenu de dire sociétal – dont se trouve formé notre société.

Une blague de comptoir (en zinc) voulait que des questions gigognes interrogeassent sur qui devait après coup faire regretter le précédent hôte élyséen : Mitterrand ? Réponse Chirac. Puis Chirac, Sarkozy et ainsi de suite. Hollande fut catastrophique en comparaison du petit nerveux à talonnettes, mais nous n’avions pas encore atteint le fond quand Macron paru. Point n’est besoin d’être grand clerc (ni psycho quelque chose) pour voir dans cet olibrius, un banal affabulateur, un pétant mythomane et un fieffé menteur… Qui plus est doté d’un infernal aplomb, soit au total un individu en pleine possession des divers talents de base nécessaires à la profession de manipulateur et d’embobineur de première (un autre mot serait plus approprié mais son usage étant protégé par la loi, il nous est interdit). Maintenant resterait à connaître celui – ou celle - qui pourrait nous le faire à son tour regretter ? Mais alors pourquoi donc une série aussi funeste ? Pourquoi une descente aux enfers aussi rapide dans la déconstruction civilisationnelle – sous couvert de Progrès - et, semble-t-il, pour l’heure, difficilement réversible ?

En deux phrases – car sinon il y faudrait des volumes – la grande responsable de la majorité de nos maux est la Démocratie avec la kyrielle de jean-foutre qui la servent et l’incarnent. Non pas la Démocratie, l’Idée du démos souverain étant fort belle en soi (à l’instar des mirifiques utopies et des parfums capiteux qu’exhalent les corolles carnivores), mais sont détestables sa descendance, son arborescence folle et dévoyée. L’idée peut évidemment engendrer le meilleur et recéler le pire, surtout quand elle se refuse à composer avec le monde réel. Ainsi de la mortifère idée d’Égalité, un non-sens et un virus idéologique mortel parasite de la saine idée de Justice : à chacun selon son dû.

Gérard Collomb, lorsqu’il démissionna de ses fonctions le 3 octobre 2018, en parlant d’un « pays ghettoïsé, en proie à un communautarisme menaçant dangereusement la paix civile ».

La Démocratie frappée d’un mal incurable

La Démocratie est a fortiori frappée dès l’origine d’un mal incurable à partir du moment où elle ne s’appuie plus sur des hommes reforgés à chaque génération par la guerre… Athènes n’était pas seulement la patrie de puissants artistes ou penseurs, étant d’abord une cité structurellement combattante (à l’instar de Sparte), fondée sur le commerce et la guerre dont les esclaves étaient des prisonniers du champ de bataille. Or de nos jours nous assistons - outre la profonde corruption des idéaux révolutionnaires (les devoirs inscrits dans les premières Constitutions ayant laissé place aux droits sacralisés) - à une lente et irrésistible dégénérescence de l’idée du gouvernement du peuple par le peuple à travers sa représentation nationale. Les magouilles et mécanismes électoraux, la partitocratie, ont irrémédiablement vicié un système aujourd’hui à bout de souffle. À telle enseigne que le Parlement n’est quasiment plus qu’un fantôme, réduit qu’il est, et depuis longtemps, au rôle déprimant de simple chambre d’enregistrement et de recyclage des oukases du soviet bruxellois.

Les travées de l’Assemblée nationale sont actuellement vides (le Covid n’explique pas tout sachant que les indemnités de logement des parlementaires viennent d’augmenter de 33% passant de 900 à 1200 € par mois sur un total de 3200 €) elles ne sont au mieux que le décor du mauvais théâtre républicain. Le fameux Conseil scientifique censé gérer la crise pandémique, est également un faux-semblant, un fond d’écran pour le très confidentiel Comité de défense (créé le 24 décembre 2009 sous la présidence Sarkozy), celui-ci court-circuitant à son tour le Conseil des ministre – et par conséquent le gouvernement Castex – s’abritant in fine derrière le très opportun et précieux secret défense.

Rappelons que la République en Marche (arrière) a raflé la mise au Palais Bourbon, obtenant une écrasante majorité de sièges… avec moins de 14% des électeurs inscrits ! Ce simple chiffre résume tout à lui seul : le gouvernement du peuple est un sinistre mythe immédiatement démenti par les faits. Une construction affabulatoire à laquelle cependant une grande partie de la population s’accroche comme à une vérité révélée. Dès lors, ne confondons pas légalité et légitimité : ce n’est pas parce qu’une chose est votée, et de facto devenue légale, qu’elle est légitime et bonne. Parce que bien évidemment, ce ne sont pas l’intérêt de la nation, sa pérennité, sa défense et sa prospérité qui orientent les choix politiques et sociétaux – aussi bien pour les affaires intérieures qu’extérieures - de nos classes dirigeantes déboussolées… mais une sorte de magma idéologique, soi-disant progressiste, résolument hors-sol et contra-civilisationnel.

La démocratie contra-civilisationnelle

Le mot n’est pas trop fort lorsque l’on assiste au grand déballage auxquels se livrent ces jours-ci la génération des post-soixante-huitards à l’égard de leurs pétulants aînés juchés sur le haut du panier. Nous pensons entre autres au fils - Victor frère jumeau de Camille, auteur de La familia grande - de Bernard Kouchner (ancien proconsul du Kossovo et protecteur de son futur président, Hachim Tachi, lequel vient d’être déféré devant le Tribunal pénal international pour crime de guerre et contre l’humanité, en l’occurrence pour trafics d’organes… excusez du peu !) gamahuché d’importance par son beau-père le sieur Olivier Duhamel, ex grand patron de Sciences-Po et éphémère président (janvier 2020/4janv21) du “Siècle”. Club où se retrouve le gratin du pouvoir financier, médiatique et politique - de gauche il va sans dire - à prédominance franc-maçonnique et globaliste… Or nombre de ces personnalités (la revue “Capital” recense parmi elles pas moins de quatorze ministres ou anciens ministres), ont eu nécessairement des liens étroits avec le président du dit Club, alias le sieur Duhamel, jusqu’à ce que ses frasques

Et puis l’on s’abuse sur le sens des mots : Athènes ne connut sous le vocable de démocratie qu’un régime aristocratique fondé sur la citoyenneté héréditaire (l’équivalent des patriciens romains) fondé sur l’esclavage. Les citoyens n’y furent libres de se vouer aux arts et aux lettres qu’en raison de la présence d’une masse dix fois supérieure de zélés serviteurs en principe (mais pas en fait) privés de droit. Idem pour cet authentique communisme que fut la royauté lacédémonienne, lequel n’aurait pu exister sans les ilotes ; pas plus que le collectivisme soviétique (un système élitiste, nomenklaturiste et communautariste au départ) sans les millions de forçats de l’archipel du goulag et de la Kolyma. Ouvrons les yeux. Les démocraties modernes n’échappent pas non plus à cette loi d’airain des classes serves ainsi qu’en témoignent ces humanitariens subventionnés allant inciter (et parfois chercher jusque dans leurs villages), de pauvres hères avides de goûter aux profuses ressources d’un Occident idéalisé… qui, pour accoster au pays ce Canaan, affrontent les périls de la mer dans de précaires barcasses ! Et bien ceux qui se livrent à ce coupable trafic (parce que c’est bien de cela dont il s’agit), ne font que réactiver la traite d’antan en fournissant à la machine post-industrielle une main-d’œuvre servile sous payée et souvent exploitée… Tout en contribuant à l’appauvrissement collectif et en créant les conditions favorables à des troubles sociaux susceptibles de déboucher sur des épisodes de guerre civile. Ce qu’avais explicitement annoncé la voix autorisée du ministre de l’Intérieur, incestueuses deviennent publiques (quoique bien connues et admises de tous ses proches et moins proches).

Autant dire que la proximité de Duhamel avec la présidence de la République et l’ex Premier ministre, Édouard Philippe, est devenue singulièrement compromettante, sachant d’ailleurs que ce dernier assurait la continuité des relations entre l’ex garde des Sceaux, Nicole Belloubet, le Secrétaire général du gouvernement, Marc Guillaume ou encore, Frédéric Mion, actuel directeur de Sciences Po Paris et parrain de l’un des enfants d’Edouard Philippe. Celui-ci s’était aussi employé à maintenir ouverte une voie d’accès direct au Château (l’Élysée) pour Olivier Duhamel afin qu’il puisse prodiguer ses conseils au président, que ce soit à propos du projet de loi relatif au “séparatisme”, ou bien, en 2018, à l’occasion des incartades de l’encombrant Benalla. Tout cela ne fleure pas bon et, effectivement, trop de scandales potentiels se trouvent en gestation dans le Pot au noir de la rue Saint-Guillaume. Une déchèterie qu’il s’agit à tout prix d’ensevelir avant qu’elle ne se déverse sur la chaussée. Sort maintenant le cas de moindre importance, de l’acteur Richard Berry, épisode qui vient compléter le tableau peu ragoutant qu’offre des gens se prétendant être les maîtres des élégances… mais qui apparaissent désormais pour ce qu’ils sont, d’éminentes figures de la trash culture (l’esthétique de l’ordure). L’une des premières décisions du président Biden n’a-t-elle pas été de nommer une pédiatre transgenre ministre adjointe de la Santé ? Bravo l’artiste !

La familia grande

Tristes mœurs donc que celles de la familia grande qui nous dirige et nous mène à l’abîme d’où elle n’aurait jamais dû sortir. Nous avons en France un prisonnier d’opinion (un prisonnier politique pour appeler les choses par leur nom), lequel, pour son malheur, s’est attaché à décrire de façon proprement ethnographique, les déviances de certains sous-groupes communautaro-confessionnels où prévaut l’inceste, mais pas seulement. Chut, sujet tabou ! Au reste notons que des deux côtés de l’Atlantique ce sont les mêmes hommes qui gouvernent l’opinion et les Affaires, font et défont les princes et rien de surprenant à ce que leurs écarts et leur inconduite sexuels soient identiques… De ce point de vue Weinstein (prononcer Weinstine cela fait plus M. Toutlemonde), grossium hollywoodien et le regretté Epstein (patron de bordel à dimension internationale ayant pour clients Bill Clinton et le prince Andrew, et pour finir, suicidé fort à propos dans sa cellule de haute sécurité), ressemblent comme deux gouttes d’eau au toujours bien en cour, Strauss-Kahn… Sans oublier les duettistes de moindre envergure, Cohn-Bendit et Lang, dont les feux des projecteurs se sont curieusement désintéressés jusqu’à présent. Alors que peut-on attendre d’élites qui, profitant d’une crise en grande partie artificielle, en profite pour faire passer des lois iniques ? L’avortement à neuf mois (la légalisation de l’infanticide renommé - ça fait plus chic - Interruption volontaire de grossesse), la Procréation médicalement assistée pour toutes, en attendant la Grossesse pour autrui et… pour tous. Pas de discrimination genrée n’est-ce pas !

La multiplication de ces révélations sordides (sordides pour les derniers représentants d’un monde révolu !) conduit à se demander si une certaine dépravation sexuelle ne fait pas finalement partie de l’initiation préalable (le ticket d’entrée) permettant d’accéder aux plus hauts cénacles du pouvoir ? One of us, l’un des nôtres, piaillent en chœur les monstres du film “Freaks” ! En contrepartie, dans le chaos ambiant, attendons-nous à ce que cette pègre supérieure devienne sous peu sa propre victime, celle des forces qu’ils ont eux-mêmes libérées… par exemple le féminisme que nous voyons commencer à se retourner contre ses promotrices gender fluid ! Le reste suivra lorsque les mensonges relatifs à la pandémie – et il s’agit, soyons-en assurés, d’une flagrante conspiration – apparaîtront au grand jour grâce à ces cohortes de médecins soignant – nous avons bien dit soignant – qui dénoncent sans relâche les manipulations et les trucages de la politique de sécurité sanitaire tueuse de la Nation et de se forces vives… Au deux bouts de l’Europe réelle, du Danemark à la Géorgie, après l’Italie et la Hollande, ça grogne et ça gronde. Preuve en est que les Européens existent encore et que tous n’ont pas encore été totalement zombifiés. Mais l’empire du mensonge ne règne-t-il pas sur le monde ? Et la fraude au Covid n’est-elle pas le pendant ou le prolongement de la fraude électorale aux États-Unis ?

Le coup d’État permanent

Notre République est évidemment celle de la transparence démocratique, en réalité nous vivons un véritable coup d’État silencieux. La France de Panurge, tétanisée par les médias, s’enferre dans la croyance - une superstition indigne d’un peuple prétendument libre - que l’État, père de la Nation, œuvre autant qu’il le peut et du mieux possible, avec les moyens du bord, pour le bien commun afin de faire face à une mortelle épidémie tout autant dévastatrice que les grandes pestes des siècles passés… Vouant à ce titre une confiance aveugle à ceux qui en vérité leur volent leurs libertés fondamentales, détruisent l’économie et les classes moyennes, les infantilisent par le port dégradant du masque obligatoire, réceptacle de toutes les saloperies possibles et imaginables… bactéries, spores et autres germes morbides et en sus, comme le vient de le révéler une étude digne de foi, imbibés de substances chimiques carcinogènes… Et ce, alors qu’aucune surmortalité chez les moins de soixante-cinq ans n’est à noter en 2020 par rapport aux années précédentes !

Mais là où la peur est savamment entretenue par ces superpouvoirs que sont les grands médias, propriétés d’oligarques – la liste est inutile – tous plus apatrides et cosmopolitistes les uns que les autres, les populations dociles, fragilisées psychiquement et conditionnées à la passivité et à l’obéissance hypnotique – vu à la télé - par une demi-siècle de lavage de cervelle audiovisuel, obtempèrent sans barguigner. On en arrive à se demander combien existent encore de ces gaulois réfractaires (dont se gaussait le président peu avant la crise), au milieu des flux et reflux démographiques et autres exodes ruraux qui ont marqué l’après-guerre ? Certainement beaucoup moins que quarante millions, reste que ce chiffre appartient aux zones interdites de la pensée réprouvable voire punissable. Parce qu’en démocratie caporaliste, penser c’est commencer à désobéir et qu’en soi, penser est un acte suspect, sinon coupable, puisque cela conduit à sortir du cercle unanimiste, pour ne pas parler d’une remise en cause de la tyrannie consensuelle. Honni soit qui mal y pense !

Actuellement la peur – dont le visage, bien que masqué et muselé, n’est jamais beau, surtout dans ses outrances paniquardes - sert de collagène à une société qui se refuse à considérer quels seront les lugubres lendemains de la crise : un endettement sur plusieurs générations [voir infra], des commerçants condamnés à vendre leur fonds, l’envahissement par des multinationales opportunistes et prédatrices des marchés laissés vacants, la disparition de secteurs entiers de la libre entreprise, le chômage pour un certain nombre, le déclassement pour beaucoup. Ce qu’on appelle en terme choisis la paupérisation affectant des pans entiers de la société… ce qu’avaient bien vu venir les Gilets Jaunes, ceux de la France d’en-bas, méprisés et sacrifiés par ceux des villes-monde, nomades, friqués et versatils c’est-à-dire fluides et reconvertibles en tant que de besoin parce que simples rouages d’un système aux pièces largement interchangeables.

Ne sommes-nous pas tous égaux ? Dans l’acculturation, l’amoralisme (l’absence de morale autre que celle du jouir égotiste), le désengagement citoyen et l’enfermement dans la sphère privée (peut-on encore parler de la famille ?) et la spécialisation professionnelle. Au-delà de ces deux domaines, rien ou presque. J’ai pu constater à mon grand malaise que la mémoire des faits récents ne dépasse désormais pas plus d’une dizaine d’années. Avec la progression de l’effacement de la mémoire individuelle se dessine un avenir aussi incertain que limité… Notre ex Premier ministre, Édouard Philippe, annonçait le 16 septembre 2020 des jours de malheur et il ne croyait pas si bien dire : « Nous allons affronter une tempête – une tempête économique, une tempête sanitaire, une tempête à tous égards et peut-être une tempête sociale [disant cela, peut-être songeait-il également à des heurts interraciaux ou interconfessionnels], peut-être une tempête politique. Et je pense que les temps qui viennent seront des temps difficiles ». Et en effet, les perspectives qui s’ouvrent devant nous ne sont guère affriolantes à entendre l’économiste Marc Rousset : « En 2020, la France aura connu, une récession de 8,3 %, supérieure à la moyenne de celle de l’Union européenne (7,3 %) et supérieure à celle de l’Allemagne (5 %). Afin de soutenir l’activité et pallier les défaillances du gouvernement dans la gestion du Covid-19, la dette française atteint, en 2020, près de 2.800 milliards d’euros, soit un taux de 120 % du Produit intérieur brut ». Rien à ajouter !

LC par interim

7 février 2021


Beautiful people
Rachel Levine, père de deux enfants,
ministre adjoint à la Santé de l’Administration Biden,
a changé de sexe en 2011

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