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Psychologie Covid : accepter la dictature sanitaire en groupe au lieu de la rejeter seul

vendredi 16 avril 2021

La pensée de groupe ou Group Think est un terme inventé par Irving Janis en 1972. Le terme décrit le processus selon lequel les individus d’un groupe ont tendance à rechercher le consensus plutôt qu’à appréhender de manière réaliste et seul la situation.

L’effet « Janis » est un phénomène dit de « pensée moutonnière », c’est la solution la plus acceptable pour sauvegarder la cohésion du groupe et éviter les conflits.
Il y a une motivation unique pour préserver la cohésion du groupe : l’altruisme

  • le port du masque, la vaccination, la distanciation sociale, les gestes barrière pour éviter de contaminer les autres.
    Le confinement et la fermeture des commerces non essentiels sont les acceptations ultimes de la population dans ce contexte d’état d’urgence sanitaire.

Sortir de cette pensée fait de vous un complotiste, terme inventé pour préserver la pensée globale.
Le gouvernement Macron a choisi le cabinet McKinsey pour imposer une censure collective pour arriver à nier et trahir sa propre pensée afin de conserver une illusion de cohésion.
Ceux qui veulent s’émanciper se heurteront à une autre technique de cohésion du groupe appelé « effet nudge » qui vise à améliorer les comportements et à pousser vers des attitudes positives pour notre propre intérêt ou pour l’intérêt général.

Cette solution « douce » va influencer le groupe au lieu de le contraindre.
Les contenus d’information sur les moteurs de recherche comme Google et les réseaux sociaux jouent un grand rôle dans l’influence de notre manière de penser.
Google est une machine à faire (le moteur produit), une machine à faire voir (il montre), une machine à faire dire (il propose) et une machine à faire faire.

Hypnose collective des tests PCR.
L’Etat et les médias affirment chaque jour que la positivité d’un test PCR équivaut à avoir le Covid.
Le journal L’Equipe affirmait dans son édition du 13 avril 2021 que le joueur de tennis, Daniil Medvedev, était positif au Covid et forfait pour le tournois de Monte-Carlo.
Daniil Medvedev a été placé à l’isolement et sous contrôle médical, alors qu’il s’entrainait avec aucun signe de la maladie.

  • « C’est une grande déception de ne pas jouer à Monte-Carlo, a indiqué le numéro 2 mondial. Je me concentre actuellement sur la récupération pour revenir le plus tôt possible et sans risques sur le circuit. »

Autre mensonge sur les tests PCR :
Patrice Garande, entraîneur du TFC : « Les nouveaux joueurs diagnostiqués positifs sont asymptomatiques ».
Si les joueurs sont asymptomatiques, ils n’ont pas le Covid et donc sont non contagieux.

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Comment éviter la pensée de groupe ?

publié le 31 mars 2017

La pensée de groupe* est un piège dans la prise de décision. Elle représente un mécanisme dysfonctionnel de la dynamique des groupes.
Pourquoi ? Parce qu’elle consiste à vouloir à tout prix aboutir à un consensus qui, in fine, ne satisfait personne, et parce que l’accord du groupe prévaut sur la pertinence de la décision.
Souvent associée à l’escalade de l’engagement, elle empêche une équipe de tout remettre à plat et de recommencer le processus décisionnel.
Dans des cas extrêmes, elle peut même conduire à des décisions totalement irrationnelles.

Le paradoxe d’Abilène traduit ce consensus :
Par une journée étouffante, sur proposition de l’un d’eux, quatre membres d’une famille se rendent en voiture à Abilène.
Le voyage est long et la chaleur insupportable dans la voiture non climatisée.
À Abilène, le repas est médiocre, le cadre décevant. Le chemin du retour est aussi pénible que celui de l’aller. Chacun arrive exténué.
À l’arrivée, les membres de la famille se rendent comptent qu’aucun d’eux n’avait envie d’aller dans cette ville du Texas.
Mais chacun a pensé que les autres, n’ayant pas formulé d’opposition, approuvaient la proposition, et n’a pas souhaité aller à l’encontre de l’approbation supposée.

Ce paradoxe, exposé par Jerry Harvey, sociologue, démontre qu’un consensus peut s’établir au sein d’un groupe alors que personne n’est d’accord sur la proposition initiale.
Chacun conforme son opinion à ce qu’il croit être consensuel.

Le pire est qu’une telle situation, conduit souvent inexorablement à de la frustration, à de la démotivation et au conflit que chacun souhaitait éviter.

Quelles sont les principales causes ?

Le désir des participants de se plaire mutuellement, de rester unis et de développer la cohésion de groupe.
L’évitement de la dissension, de la confrontation et d’un possible conflit qui pourrait faire éclater le groupe.
La peur d’être jugé, d’être le « mouton noir » et d’être mis à l’écart du groupe. La pression de conformité peut conduire à de l’auto-censure.
L’incapacité à exprimer une position différente de celle de l’idée dominante.
La crainte d’être mal apprécié par une hiérarchie directive.
L’exclusion de systèmes de référence autres que celui du groupe.
La certitude de la toute puissance du groupe.
Le rejet de données extérieures tardives susceptibles de remettre en cause les éléments initiaux.
...

Comment limiter ce mécanisme dysfonctionnel ?

En proposant à un membre du groupe d’endosser le rôle d’« avocat du diable » pour interroger la « pensée unique », le chapeau noir des chapeaux de Bono (cf.fiche En Lignes n°71).
En imaginant un ou des scénario(s) alternatif(s) et en étant en capacité de les défendre.
En favorisant et en acceptant les idées dissonantes, divergentes comme autant d’enrichissements de la réflexion.
En mettant à disposition des mécanismes anonymes d’expression : boîte à idées, vote à bulletin secret…
En faisant travailler plusieurs groupes ou sous-groupes sur des problèmes similaires.
En faisant se prononcer chacun, de façon explicite, sur l’option privilégiée pour éviter un consensus mou insatisfaisant pour chacun.
En se laissant du temps pour prendre la décision.

 !!! À voir ou à revoir, l’article :
« Comment éviter les décisions absurdes ? » En lignes n°61

*La pensée de groupe : ce concept a été mis en évidence, dans les années 70, par Irving JANIS (1918-1990), chercheur en psychologie de l’Université de Yale, après avoir analysé certains fiascos politiques retentissants comme celui du débarquement de la baie des cochons. On parle souvent « d’effet Janis » pour indiquer la pensée de groupe.

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