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La BCE va investir dans le fonds d’obligations vertes de la Banque des règlements internationaux

mercredi 29 septembre 2021

L’écologie consiste-t-elle à vacciner la population et à engendrer des catastrophes sanitaires ?
L’écologie doit se lire comme « économie-logie » où la place de l’homme est comparable à un problème.
C’est le peuple qui pollue, c’est le peuple qui fait perdre des bénéfices.
Le but de la finance est d’éliminer tous les risques qui peuvent s’opposer à leur stratégie : les risques structurels.
Le structurel c’est le réel, le concret, donc il faut créer un environnement qui n’existe pas pour pouvoir imposer une logique économique qu personne ne peut contester.
Et qui peut contester l’écologie ?

Une nouvelle bulle économique planétaire est en train de naître.
Le « Jackson Hole Global Forum », moins connu que le forum de Davos, mais plus important, s’est réuni le 21 juin 2021 pour comparer les défis actuels et les opportunités potentielles pour les communautés charbonnières américaines et les régions similaires du monde entier, afin de générer des solutions climatiques et de nouveaux modèles de croissance économique.

Le thème du symposium de cette année, « Economic Policy in an Uneven Economy », semble conforter ce point de vue, car il suppose que l’on se concentre sur la situation inégale de l’emploi et la montée des inégalités sous l’effet des avancées technologiques et de la numérisation. Cela implique que la Fed serait peu susceptible d’envisager de réduire ses achats d’actifs, à moins que le marché du travail ne parvienne à réaliser des gains généralisés et inclusifs.

Le variant Delta pourrait retarder encore plus le retrait progressif

Les risques associés au variant Delta du virus COVID-19 constituent une autre raison de retarder la réduction progressive de la consommation. Dans de nombreuses régions, les taux de vaccination ne sont pas aussi élevés qu’on l’aurait espéré et pourraient freiner la reprise dans les secteurs des services qui, selon Mme Brainard, représentent les trois quarts du déficit d’emplois. Cela suggère que nous avons encore du chemin à parcourir pour réaliser de nouveaux progrès substantiels en matière d’emploi avant que la Fed ne commence à ralentir ses achats d’actifs.

« Il convient de rappeler qu’après la grande crise financière de 2009, les conditions générales du marché du travail ne se sont améliorées que très lentement, malgré la souplesse et la patience de la Fed. Cette situation pourrait se répéter cette fois-ci, notamment en raison des progrès et de la mise en œuvre rapide des structures numériques dans l’économie mondiale. En ce qui concerne l’Europe, la Banque centrale européenne (BCE) suivra probablement les traces de la Fed, étant donné que la polarisation du marché du travail est également une préoccupation majeure du président de la BCE, M. Lagarde. »

La Banque des règlements internationaux BRI a crée un fond « green bonds » destiné aux banques centrales.
L’institution de Bâle vient de créer un fond ouvert spécialisé dans les obligations vertes« afin de répondre à la demande croissante d’investissements respectueux du climat » de ces institutions.
Selon un sondage effectué par la BRI auprès de 67 institutions, les gestionnaires de réserves de change sont 63 % à estimer qu’il pourrait être opportun d’inclure la durabilité dans leurs objectifs, à côté de la liquidité, de la sécurité et de la performance financière.
Il faut contrer la montée en puissance du Bitcoin, né en 2008, et le lancement des autres cryptomonnaies comme le Libra, la de Facebook dévoilée en juin 2019.
Ca inquiète les grands régulateurs financiers. « Si leur usage se déploie, ces e-monnaies pourraient perturber le fonctionnement des politiques monétaires traditionnelles » Aditi Kumar, spécialiste de la cryptomonnaie à Harvard

Regardez la vidéo pour tout comprendre.
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  • La BCE va utiliser son portefeuille de fonds propres pour investir dans le fonds d’obligations vertes libellées en euro de la BRI
  • Le fonds de la BRI investit dans des projets liés à la production d’énergie renouvelable et à l’efficacité énergétique
  • Cette démarche marque la contribution de la BCE aux objectifs environnementaux et aux objectifs de l’UE en matière de climat

La Banque centrale européenne (BCE) a décidé d’utiliser une partie de son portefeuille de fonds propres afin d’investir dans le fonds d’investissement en obligations vertes libellées en euro (EUR BISIP G2) mis en place par la Banque des règlements internationaux (BRI) pour les banques centrales. Par cet investissement, la BCE contribue, dans le cadre de son mandat, aux efforts menés à l’échelle mondiale afin de promouvoir les objectifs environnementaux –y compris les objectifs de l’UE en matière de climat–et de lutter contre le changement climatique. Le fonds d’obligations vertes de la BRI investit dans des projets liés à la production d’énergie renouvelable, à l’efficacité énergétique et dans d’autres projets respectueux de l’environnement.

Cet investissement dans le fonds EUR BISIP G2 s’inscrit dans le cadre de la stratégie d’investissements responsables et durables de la BCE, qui a pour objectif d’accroître la part de titres verts dans son portefeuille de fonds propres. Cet investissement complète les achats directs d’obligations vertes sur les marchés secondaires. La BCE détient déjà des obligations vertes à hauteur de 3,5% de son portefeuille de fonds propres, soit une valeur de marché totale de 20,8milliards d’euros. La BCE prévoit d’augmenter cette part au cours des prochaines années.

Le fonds EUR BISIP G2 fait partie de l’initiative de la BRI relative aux fonds d’obligations vertes, qui aide les banques centrales à intégrer les objectifs de durabilité environnementale dans la gestion de leurs réserves et de leurs fonds propres. En septembre2019, la BRI a lancé un fonds d’obligations vertes libellées en dollar américain dans le cadre de cette même initiative.

La BCE prend également des mesures afin d’accroître les investissements durables et responsables dans le fonds de pension de son personnel. En2020, l’ensemble des indices boursiers de référence traditionnels répliqués par ce fond de pension ont été remplacés par des équivalents à bas carbone, ce qui a considérablement réduit l’empreinte carbone du fonds actions. La BCE explore la possibilité d’étendre l’utilisation d’indices de référence à faible intensité de carbone aux catégories d’actifs à revenu fixe de son fonds de pension.

La BCE est membre du Réseau pour le verdissement du système financier (Network for Greening the Financial System, NGFS), le réseau international de banques centrales, de superviseurs et d’organisations internationales pour la promotion de la responsabilité environnementale dans le secteur financier.

Notes :

  • Le portefeuille de fonds propres de la BCE se compose de son capital libéré, de son fonds de réserve générale et de la provision pour risques financiers.
  • Le fond de pension du personnel de la BCE fait l’objet d’une gestion passive par deux gestionnaires d’actifs extérieurs. Il poursuit une politique générale d’investissement responsable et durable, fondée sur des directives d’exclusion sélective et de vote par procuration qui intègrent des normes environnementales, sociales et de gouvernance.
  • Pour de plus amples informations, veuillez consulter le communiqué de presse BRI concernant le lancement du fonds EUR BISIP G2 https://www.bis.org/press/p210125.htm

Banque de France

Réseau pour l’écologisation du système financier

Le financement de la transition vers une économie verte et à faible émission de carbone, conformément à l’objectif « bien en deçà de 2°celsius » fixé par l’accord de Paris, et la promotion d’une croissance durable sur le plan environnemental figurent parmi les principaux défis de notre époque. Dans le processus de réponse aux défis environnementaux et climatiques, il existe à la fois des opportunités et des vulnérabilités pour les institutions financières et le système financier dans son ensemble.

Lors du « One Planet Summit » de Paris, en décembre 2017, huit banques centrales et superviseurs ont créé un réseau de banques centrales et de superviseurs pour le verdissement du système financier (NGFS). Depuis lors, le NGFS s’est développé et compte désormais 42 membres et 8 observateurs, représentant 5 continents. L’objectif du Réseau est de contribuer au renforcement de la réponse mondiale requise pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris et de renforcer le rôle du système financier pour gérer les risques et mobiliser des capitaux pour des investissements verts et à faible émission de carbone dans le contexte plus large du développement durable sur le plan environnemental.
Le NGFS a publié le 17 avril 2019 son premier rapport complet « A call for action » qui propose des premières recommandations visant à faciliter le rôle du secteur financier dans la réalisation des objectifs de l’accord de Paris de 2015.
Banque de France

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