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Troisième dose de Pfizer ou pas de Noël

mercredi 17 novembre 2021

Qui dirige le ministère de la santé ?
Pfizer !
Qui a permis à Macron de devenir millionnaire ?
Pfizer !
Qui paye les rétrocommissions pour financer les campagnes politiques ?
Pfizer !
Qui impose la troisième dose vaccinale ?
Pfizer !
Qui a le plus de poids dans le lobbying pharmaceutique ?
Pfizer !
La Commission européenne considère le lobbying comme partie intégrante du système démocratique.
Et si on ne prend pas la troisième dose on nous menace de reconfinement comme en Autriche.
Aux Pays Bas des barrières sont érigées pour que les enfants des non-vaccinés soient totalement interdits de voir le Père Noël.
A ce jour la vaccination n’est pas obligatoire, et le père Noël n’existe pas !

Macron a classé secret défense tous les documents concernant la crise du Covid.

Confinement en France : à quoi s’attendre dans les prochaines semaines ? Des conséquences à Noël ?

CONFINEMENT FRANCE. L’ombre d’un nouveau confinement plane sur les français. Pour le moment, le gouvernement a décidé d’écarter cette hypothèse. Mais, étant donné la progression de la Covid-19 en France, jusqu’à quand ?

Les français retiennent leur souffle. Ce mardi 16 novembre, Santé publique France a annoncé près de 20 000 nouveaux contaminés au Covid-19 en 24 heures. Une première depuis plusieurs mois. Depuis quelques jours, la question d’un nouveau confinement est revenue dans le débat, à la faveur de la reprise épidémique. Mais pas que. La décision de l’Autriche de reconfiner sa population non vaccinée pourrait faire office d’exemple. De leur côté, les Pays-Bas ont décidé d’instaurer un nouveau couvre-feu à 20 heures pour les magasins essentiels et à 18 heures pour ceux qui ne le sont pas, et de réserver l’accès des restaurants et des lieux de loisirs aux personnes vaccinées ou guéries du Covid-19. Ces agitations aux frontières font craindre un renforcement des mesures en France.

Du côté de l’exécutif, on se veut rassurant. « Il n’y a absolument aucun reconfinement prévu aujourd’hui, ni de près ni de loin », a assuré Gabriel Attal, mardi 16 novembre, sur France Inter. Déjà, samedi, le porte-parole du gouvernement avait voulu calmer le jeu, tout en restant plus mesuré : « un des enseignements que je tire en tant que porte-parole du gouvernement après 18 mois de crise, c’est qu’il ne faut jamais rien exclure par principe ». Tout est donc envisageable. Rien n’est exclu.
Une date pour un éventuel confinement ?

Gabriel Attal l’a dit et redit : le confinement n’est pas à l’ordre du jour en France. Par ailleurs, le porte-parole du gouvernement n’a évoqué un quelconque calendrier de réévaluation de la situation sanitaire dans l’Hexagone. Ainsi, pour l’heure, l’hypothèse d’une mise à l’arrêt du pays est réfutée. Si le nombre de cas de coronavirus augmente dans le pays, la situation est, à la mi-novembre, bien moins alarmante qu’à l’automne 2020. A l’époque, le taux d’incidence était passé de 105 le 30 septembre à 500 le 31 octobre. Or, aucune vaccination n’avait, à ce moment-là, été effectuée. Un an plus tard, au 11 novembre 2021, 76,8% de la population (89,3% des personnes éligibles) a au moins reçu une dose. « On a tenu cet été, on peut traverser cet hiver. Grâce à une couverture vaccinale plus élevée que chez nos voisins », a ajouté Gabriel Attal.

Des mesures pour éviter un reconfinement

Si Gabriel Attal s’est voulu rassurant en affirmant qu’aucun confinement n’était envisagé, il a cependant parlé d’un « état d’alerte » et d’une « vigilance absolue » des autorités quant à l’évolution de la situation sanitaire. Un « début de cinquième vague » suivi avec attention, qui pourrait être freiné au travers de divers moyens afin d’écarter définitivement l’hypothèse d’un confinement, alors que le porte-parole du gouvernement a précisé qu’il « ne faut jamais rien exclure par principe ». D’abord, une forte incitation à la vaccination a été lancée par Emmanuel Macron, dans son adresse aux Français le 9 novembre : « mon premier message est ainsi un appel. Un appel à l’esprit de responsabilité des six millions d’entre vous qui n’ont encore reçu aucune dose de vaccin. [...] Je rappelle qu’une personne vaccinée a 11 fois moins de chances de se retrouver à l’hôpital en soins critiques ».

Premiers vaccinés, les plus âgés pourraient être les premiers moins immunisés. A l’image de la grippe chaque année, une dose de rappel a été rendue obligatoire pour les plus de 65 ans, sous peine de perdre le pass sanitaire. Un impératif pour cette tranche d’âge car « on a érigé une muraille contre les formes graves. Il ne faut pas que cette muraille se fissure », a argumenté Gabriel Attal. « Toutes les études montrent en effet que 6 mois après le vaccin, l’immunité diminue et donc le risque de développer une forme grave réaugmente », avait, de son côté, expliqué le président de la République.

Mais la poursuite de la campagne de vaccination et l’accélération des injections de doses de rappel ne sont pas les seules préconisations. Le maintien des gestes barrières et le port du masque est encore préconisé. L’augmentation ou non du nombre de cas de Covid-19 dans les prochaines semaine « va dépendre aussi du comportement des Français, et à quel point ils vont être en mesure de garder ces gestes qu’ils ont appris au cours de l’épidémie et qui contribuent à contrôler cette épidémie », a ajouté l’épidémiologiste Pascal Crepey, sur LCI.

Par ailleurs, deux autres leviers pourraient être actionnés en vue de ralentir la propagation de l’épidémie : un retour du télétravail, comme l’Allemagne s’y prépare, ou encore la remise en place de jauges dans certains lieux très fréquentés, tels que les centres commerciaux.

Confiner les non-vaccinés, ça a du sens ?

Selon les chiffres, les nouvelles contaminations touchent principalement les plus de 60 ans. Cette tranche d’âge représente plus de 75 % des personnes hospitalisées après avoir contracté le Covid-19 (au 14 novembre) et plus de la moitié des malades pris en charge en soins critiques. C’est ce qui a poussé Emmanuel Macron à rendre obligatoire la troisième dose de vaccin pour les 65 ans et plus, sous peine de perdre le pass sanitaire (à partir du 15 décembre), dans un délais de six mois et cinq semaines après son obtention. D’autant que 15 % des 80 ans et plus n’ont pas reçu une dose de vaccin, tout comme 10 % des 65-69 ans. Entre les deux, presque 100% de la tranche d’âge s’est fait vacciner. Les plus de 50 ans pourraient concernés par des mesures similaires : pour que leur pass sanitaire reste valide, il pourrait leur falloir prochainement une 3e dose de vaccin. Le porte-parole du gouvernement a fait savoir le 16 novembre sur France Inter que ce serait « logique ».

Au 11 novembre, 89,3 % de la population éligible (12 ans et plus) avait reçu une dose de vaccin, soit près de 51,5 millions de personnes. Environ 6,2 millions de personnes restent encore à vacciner. Comment les convaincre alors que cela s’apparente à la frange de la population la plus décidée à ne pas recevoir d’injection ? Le modèle autrichien pourrait-il être calqué dans l’Hexagone ? C’est ce que préconise Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Tenon à Paris. Lundi 15 novembre, sur BFM TV, il a expliqué que « d’un point de vue médical, ça a un sens ». « Il faut expliquer que le remplissage des services hospitaliers, le remplissage des réanimations et les décès sont très essentiellement dus aux non-vaccinés. Sur les 8 lits que j’ai, j’ai 7 non-vaccinés », a-t-il ajouté. Mais l’idée est réfutée par l’exécutif.

Confiner les non vaccinés en France, juridiquement impossible ?

Si en Autriche la mesure a été appliquée, son instauration en France se heurterait à divers obstacles juridiques. D’abord, le pays n’est plus sous le régime de l’état d’urgence sanitaire, condition première pour mettre en place un confinement ou un couvre-feu. Ainsi, il faudrait au préalable qu’Emmanuel Macron décrète un retour à l’état d’urgence sanitaire et que le Parlement le valide. Par ailleurs, quand bien même ce statut serait à nouveau instauré, il n’octroie pas tous les droits. Spécialiste du droit constitutionnel, Jean-Philippe Derosier a précisé auprès de BFM TV : « je ne pense pas que l’on puisse prendre des mesures différenciées en fonction du statut vaccinal, car la seule différenciation que permet l’état d’urgence sanitaire est territoriale ». C’est pour cette raison qu’un confinement des personnes âgées n’a jamais été instauré.

Même si François Saint-Bonnet, professeur à l’Université Panthéon-Assas et spécialiste en droit des libertés fondamentales, a estimé dans Le Figaro que « si des données épidémiologiques précises et objectives sont fournies, je ne vois pas ce qui pourrait y faire obstacle » et que « dès lors que des recommandations médicales auront parfaitement identifié que les non-vaccinés posent davantage de risque au niveau collectif que les autres, rien n’empêchera la conformité à la Constitution », le confinement des personnes non-vaccinées en France ne devrait donc pas être mis en place. D’autant plus à quelques mois de la présidentielle, dans un contexte d’importantes crispations que connaît déjà le pays.

Du pass sanitaire au pass vaccinal ?

Remplacer le pass sanitaire par le pass vaccinal est tout autant écarté par Emmanuel Macron. C’est pourtant ce à quoi militent certains spécialistes, à l’image de l’épidémiologiste Martin Blachier, ou encore de l’Académie de médecine qui évoquait, début septembre, une « évolution prévisible de la pandémie vers un profil d’infection banale à recrudescence saisonnière [qui] peut être accélérée par l’immunité collective obtenue au moyen d’une vaccination universelle ».

Pour autant, l’exécutif refuse l’hypothèse, entre satisfaction du nombre de rendez-vous pris pour un rappel après l’allocution du chef de l’État, la possibilité de recourir à des tests, mais aussi la volonté de ne pas accroître les tensions au sein de la population, d’autant plus à quelques mois du scrutin présidentiel. Par ailleurs, la Commission nationale de l’information et des libertés (CNIL) avait indiqué, au mois de juillet, qu’« en principe, il ne doit pas y voir de contrôle de l’état de santé à l’entrée de lieux de vie collective ». Un durcissement des règles ne devrait donc pas intervenir en France sous peu, seul le maintien des gestes barrières étant largement préconisé.
Pas de confinement ou de « jauges » à Noël

« Ma mission de porte-parole c’est d’être transparent. Ce que je dis, c’est que par définition, on n’exclut rien par principe », a rappelé Gabriel Attal mardi 16 novembre. Un appel à la prudence, donc, au bon sens même, compte tenu du caractère difficilement saisissable de l’épidémie de coronavirus en France. Ce que l’on sait, c’est que l’épidémie est en train de circuler dans le pays, et que sa propagation s’accélère. Mais les indicateurs permettent également d’anticiper une pression hospitalière en hausse, mais contenue. Et avec l’administration d’une 3e dose de vaccin aux personnes les plus fragiles, la diffusion du virus devrait être suffisamment circonscrite pour que la France échappe à des mesures de restriction dans les prochaines semaines.

Gabriel Attal a donné des éléments rassurants pour les fêtes de fin d’année : le gouvernement ne compte pas instaurer de mesures de restriction de déplacement pour Noël. Les consignes sur les jauges et le nombre de personnes autour des tables de fête ne seront pas passées. « On avait fait confiance à la responsabilité des Français l’an dernier et on a eu raison. Les Français ont fait beaucoup d’efforts, ils connaissent maintenant ce virus, ils savent comment il se transmet, ils font très attention, notamment quand ils sont avec des personnes fragiles et vulnérables », a-t-il justifié.

« Une forte hausse des cas d’ici Noël »

Si le confinement n’est pas pour l’heure une éventualité sérieuse, il faut bien avoir conscience que les autorités sanitaires arbitreront toujours sur les bases empiriques : les indicateurs sur la circulation épidémique. Le recrudescence du virus est donc scrutée quotidiennement. Avec un taux de reproduction de 1,3 (nombre de personnes contaminées par un malade du Covid-19), « le nombre de nouveaux malades double tous les 15 à 20 jours », a bien insisté le Professeur William Dab, ancien directeur général de la Santé auprès du Parisien. Le nombre de contaminations pourrait donc s’intensifier au fil des jours. D’autant que pour l’institut Pasteur, « l’épidémie est très instable ». Selon des modélisations effectuées sur les données épidémiologiques, entre 300 et 700 admissions journalières à l’hôpital pourraient être enregistrées d’ici le 21 novembre, avec entre 75 et 175 nouveaux patients en soins critiques.

Des prévisions corroborées par les dires de Pascal Crépey, épidémiologiste à l’Ecole des Hautes Etudes en santé publique, auprès de 20 Minutes : « On peut s’attendre à une forte hausse des cas d’ici aux prochaines vacances de Noël. D’autant qu’avec l’hiver, on passe plus de temps dans des lieux clos et on aère moins les pièces ». Si Eric Caumes, chef du service de maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital de La Pitié Salpêtrière à Paris, « pense que si les gens sont correctement vaccinés, Noël sera quasi normal cette année » dans les colonnes de L’Express et « [n’est] donc pas trop inquiet, sous réserve que le public concerné reçoive bien sa troisième dose », Corinne Le Sauder, présidente de la Fédération des médecins de France, s’inquiète : « Qui dit Noël dit réunions en famille, repas en intérieur pendant des heures les uns à côté des autres... Il faut donc rappeler la nécessité d’aérer régulièrement les pièces fermées ».

Linternaute

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