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Discours « à la Con » d’Elisabeth Borne à l’assemblée nationale

jeudi 7 juillet 2022

« Le plein emploi est à portée de main », affirme Elisabeth Borne devant l’assemblée Nationale pour le discours de politique générale.
Personne ne voulait du poste de premier ministre pour le second mandat d’Emmanuel Macron qui peinait à trouver sa « Margaret Thatcher ».
Même si la féminisation de la vie politique est une bonne initiative, il reste qu’« un con » se conjugue aussi bien au féminin qu’au masculin avec l’héritage de Jean Castex.

Les Français ont été médusés devant les propos d’Elisabeth Borne qui a présenté le bilan du premier quinquennat avec des chiffres du chômage en baisse.
Cela nous rappelle les paroles de notre génie de l’économie, Bruno Le Maire, qui nous prédisait le retour de l’âge d’or de l’économie française et des 30 Glorieuses.

Selon le ministre de l’Économie, la France est en train de renverser la vapeur après des années de désindustrialisation.
« Ma conviction profonde, c’est que nous sommes en train de retrouver le niveau de croissance, le niveau d’emploi, le niveau de réindustrialisation que nous avions pendant les Trente Glorieuses »
« Nous sommes en train de sortir d’un demi-siècle de désindustrialisation et de chômage de masse. »

Mais l’éternel retour du concret a corrigé le mensonge du ministre qui maintenant nous promet que « Le plus dur est devant nous ».
La France est face à des « difficultés économiques considérables », et Elisabeth Borne s’est permise de dire à l’ensemble des députés que « Le plein emploi est à portée de main ».

Margaret Thatcher a-t-elle fait redémarrer l’industrie britannique ?
Non, elle a augmenté le chômage, la précarité et acté la fin de l’industrie britannique.
Elle a privatisé pour rembourser la dette publique, et notre premier ministre en fera de même en vendant nos fleurons de l’industrie comme Macron quand il était ministre de l’économie.

CHARLES GAVE : « J’ai toujours pensé que Macron était bête ! »
« Le vrai problème de Macron, c’est qu’il est idiot ! »

« J’ai écrit quand il a été élu que je lui souhaitais de réussir, mais que j’étais certain qu’il allait échouer et donc je confirme ce que j’ai dit à l’époque. »

« Moi personnellement, j’ai toujours pensé que Macron était bête ! Pour une raison très simple, il a raté trois fois Normal Sup. Il est passé à grands coups de transpiration à l’ENA et ensuite on l’a fait monté à l’Inspection des Finances pour qu’il devienne… Mais c’est un homme qui n’a aucune intelligence des situations, il est juste imbu de sa personne et persuadé qu’il est quelqu’un de tout à fait spécial ».

« J’ai toujours dit : cet homme est idiot ! Le vrai problème de Macron c’est qu’il est idiot. Je crois qu’il est fondamentalement bête. Vous pouvez être sorti premier de Polytechnique comme le président Lebrun et avoir comme Chef des Armées le premier qui est sorti de Saint-Cyr, mais c’étaient deux crétins. »

« J’ai été un homme d’affaires toute ma vie. Il y a quelque chose de tout à fait évident c’est que lorsque vous embauchez un idiot par hasard, il va essayer d’embaucher d’autres idiots – des gens en dessous de lui qui sont moins bons. Quand vous embauchez un type intelligent, il va essayer d’embaucher des types plus intelligents que lui. Le drame de Macron c’est qu’il veut que les gens soient encore plus crétins que lui ».

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« Le plein emploi est à portée de main », affirme Elisabeth Borne

Avec un taux de chômage à 7,3% au premier trimestre 2022 selon l’Insee, le gouvernement a pour ambition de ramener le chômage à 5 %, un niveau de « plein emploi ». Visualisez où se situe la France par rapport à d’autres économies qui ont déjà atteint ce niveau.

Rue de Grenelle, au ministère du Travail, Elisabeth Borne a passé lundi le flambeau à son successeur Olivier Dussopt. Le nouveau ministre du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion hérite de dossiers où la plupart des voyants macro-économiques sont au vert. Sa mission principale : ramener le chômage à 5 %, c’est à dire renouer avec le plein emploi, dont le seuil est fixé à moins de 5 % de la population active d’un territoire donnée, selon le taux fixé par l’Organisation internationale du travail (OIT). Actuellement la France compte 7,3% de chômeurs, selon les derniers chiffres de l’Insee. Son plus bas niveau depuis 2008.

La Première ministre s’est targuée de lui léguer un bilan positif.

« Je suis fière aujourd’hui de quitter ce ministère alors que le plein emploi est à portée de main, le taux de chômage est au plus bas depuis 15 ans, le taux de chômage des jeunes est au plus bas depuis 40 ans et jamais autant de Français n’avaient eu un travail » a déclaré Elisabeth Borne.

Renouer avec le plein emploi

La Première ministre a ainsi rappelé les objectifs et missions de son successeur dont le titre de la fonction rappelle les ambitions du gouvernement : renouer avec le plein emploi. Véritable défi alors que la croissance est quasi nulle, freinée par la guerre en Ukraine, et que l’inflation s’envole.

« Le président de la République a fixé un cap : le plein-emploi, il n’a jamais été aussi proche, aussi accessible alors je compte sur vous. (...) Le plein emploi sera votre boussole » a-t-elle encore lancé à son successeur.

Une notion contestée

Olivier Dussopt parviendra-t-il à atteindre cet objectif de « plein-emploi » ? Cette notion même est contestée par certains économistes dans la mesure où la définition même du plein emploi est basée sur le seul taux de chômage et ne tient pas compte du sous-emploi, c’est-à-dire des personnes travaillant à temps partiel mais qui souhaiteraient travailler davantage. Cette notion ne tient pas non plus compte des inactifs qui ont renoncé à chercher un emploi, mais qui pourraient revenir sur le marché du travail. C’est le cas notamment du Royaume-Uni qui connaît le plein emploi mais au prix d’un niveau de sous-emploi élevé, en raison du développement de formes d’emplois précaires.

Cette notion est aussi variable. Selon la fluidité du marché du travail, le taux de chômage correspondant au plein emploi peut se situer plus ou moins bas. L’économie américaine, par exemple en situation de plein emploi avec un taux de chômage de 3,6% de la population active, un des taux les plus bas depuis 1969, alors qu’en France, le taux de plein emploi se situe autour des 5% de chômage, un niveau qui n’a pas été atteint depuis la fin des années 1970.

La Tribune

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