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Le vaccin anti Covid peut générer des cancers

mercredi 20 octobre 2021

Bon nombre de vaccinés ont vu leur taux de D-dimères augmenter après l’injection. Il est constaté sur leurs analyses de sang que si leur taux de D-dimères était fortement élevé, il y avait un risque de faire une CIVD (Coagulation intravasculaire disséminée). Beaucoup de ces personnes peuvent être atteintes de CIVD sans le savoir jusqu’à ce qu’il y ait un saignement important comme une thrombose veineuse cérébrale dans les sinus.

On connaît depuis fort longtemps l’existence d’une association entre cancer et hémostase (L’hémostase, comme fonction physiologique, mène à la thrombose puis se poursuit jusqu’à la dissolution du caillot sanguin.).
Une activation de la coagulation et un état pro thrombotique sont souvent observés chez les sujets cancéreux, même s’ils ne donnent pas lieu à des complications thromboemboliques cliniquement significatives.

La maladie thrombo-embolique veineuse.

La SFA en 2014 a déjà mené une étude pilote sur la prévalence de l’association thrombose veineuse et cancer, en médecine vasculaire de ville.

LE TAUX DE D-DIMERES PREDICTIF DU PRONOSTIC CHEZ LES PATIENTS CANCEREUX

Les cellules tumorales ont une forte activité pro coagulante induisant une activation locale de la coagulation avec formation de fibrine jouant un rôle dans la formation du stroma tumoral et probablement dans leur dissémination hématogène. Par ailleurs les produits de dégradation de la fibrine ont une activité angiogénique favorisant le développement de la tumeur.

Dans ces circonstances, il n’est pas surprenant de constater une augmentation du taux de D-Dimères, marqueurs d’activation de la coagulation et de fibrinolyse, chez les sujets cancéreux. Dans des séries limitées de patients, il a été démontré que l’augmentation de leur taux était un facteur de risque de survenue de thrombose. Par contre, l’impact de cette élévation sur le pronostic global n’avait jamais été évalué. C’est l’objet d’une étude prospective ayant concerné 1178 patients cancéreux avec un délai d’observation médian de 731 jours et concernant tous types de cancers : tumeurs solides (70,4%), cérébrales (12.6%) et hémopathies (17%). L’ancienneté de la maladie était également très variable.

Le taux de D-Dimères a été dosé à l’inclusion chez chaque patient et mis en relation avec les évènements survenus au cours du suivi. Le taux médian était de 710 ng/ml, plus fort en cas de tumeur solide ou cérébrale qu’en cas d’hémopathie. Les patients atteints de cancer métastasé avaient un taux significativement plus élevé (990 ng/ml vs 500 ng/ml) de même que les patients décédés en cours d’étude (1080 ng/ml) par rapport aux survivants (710). L’étude de la survie a montré une relation inverse avec le taux de D-Dimères et une analyse de type Kaplan-Meier prouve que la probabilité de survie diminue avec le taux de D-Dimères. La subdivision en 4 groupes (taux normaux, taux augmentés du 1er, 2e et 3e quartile) montre une survie respective à 1 an de 78%, 66%, 50 et 30%. L’étude multivariée démontre que cette relation affecte tous les types de cancers (type de tumeurs, métastasé ou non), sans que les notions d’âge, de sexe ou même de survenue de complications thrombo-emboliques ne rentrent en ligne de compte.

Si les résultats de cette étude sont confirmés, la mesure des D-Dimères pourrait constituer un test prédictif et sa mesure séquentielle chez des patients pourrait permettre d’évaluer l’efficacité des traitements anti-cancéreux, tout autant qu’elle pourrait être un argument pour l’utilisation concomitante de traitements anti-thrombotiques.

Haematologica 2012 ; 97 : 1158-1164

Laboratoire Vialle

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