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Zemmour touché par la « balle magique » de Jean Christophe Lagarde

lundi 22 novembre 2021

Jean-Christophe Lagarde ancien maire de Drancy (Seine-Saint-Denis) de 2001 à 2017, est député de la cinquième circonscription du département depuis 2002.

Dernier dérapage :
« Une balle dans la tête » : Lagarde (UDI) s’excuse après ses propos sur Zemmour, qui lui répond sèchement.

  • « Se foutre du monde au point de dire ’je suis un RPR’, Monsieur Zemmour, si Monsieur Pasqua (l’un des fondateurs du RPR, ndlr) était là, il te filerait une balle dans la tête ».

Réponse de Zemmour :

  • « Malgré ton ’mea culpa’ de pacotille, je ne t’excuse pas ». « D’abord, parce qu’en présentant Charles Pasqua comme mon ennemi, tu portes atteinte au profond respect et à la sincère amitié que j’ai voués à cet homme unique (...). Ensuite, parce qu’en me menaçant de mort par cet ami interposé, tu ajoutes l’abjection à la falsification, la perversité au bobard ».
    « De toutes les racailles qui me prennent pour cible, tu n’es certainement pas la plus dangereuse, mais incontestablement la plus traîtresse ».
    « Je te laisse donc à ta juste place politique : ce ’centre’ qui est le pseudonyme du néant »

Voyons le matricule de cet imbécile, oui il faut donner des qualificatifs justifiés et pensez que ce voyou n’en est pas à sa première tentative d’intimidation par balle.

Pacte avec des voyous de Seine-Saint-Denis : les lourdes accusations visant Jean-Christophe Lagarde
Une ancienne élue qui porte plainte pour menaces de mort, des irrégularités dans les embauches ou une enquête pour détournements de fonds publics : les accusations visant Jean-Christophe Lagarde, député (UDI) de Seine-Saint-Denis ou certains de ses proches s’accumulent.

Ève Szeftel, journaliste à l’AFP, accuse les élus de Bobigny mais aussi le député de la circonscription, Jean-Christophe Lagarde, d’avoir noué des relations avec plusieurs membres du “gang des barbares” responsable de la mort d’Ilan Halimi en 2006.

Mais ce n’est pas tout cet imposteur de la république est sensible à la lutte contre les individus violents lors de manifestations.
Son travail de parlementaire est disons un peu inexistant sauf pour lutter contre les casseurs lors des manifestations.

« Quoi qu’il en soit, le groupe UDI et indépendants a souhaité inscrire à l’ordre du jour la proposition de loi de notre collègue Pascal Brindeau visant à lutter contre les individus violents lors de manifestations. Ce texte reprend certaines mesures de la loi dite anticasseurs, adoptée en 2019, afin de les rendre plus en adéquation avec notre Constitution ; il est particulièrement attendu par nos policiers et nos gendarmes, mais surtout par nos concitoyens. »
« En effet, depuis plusieurs années maintenant, des individus ont pris l’habitude de s’introduire dans les manifestations afin de détruire, brûler, piller et s’en prendre violemment à nos forces de l’ordre. »
https://www.nosdeputes.fr/15/seance...

Comme quoi on peut être une petite frappe et être élu de la république, enfin s’il en reste une.

Mais ce n’est pas fini :

  • La garde à vue de Jean-Christophe Lagarde pour « détention d’armes » a été levée.
    Le député de la 5e circonscription de Seine-Saint-Denis avait été interpellé chez lui en possession d’armes non déclarées.
    « Ce qui se dessine, c’est un différend familial sans gravité », a déclaré à l’Agence France-Presse Me Yvon Goutal, l’avocat de Jean-Christophe Lagarde.
    Le Point Mars 2021

Si Pasqua était vivant, il aurait vidé plusieurs chargeurs, mais pas sur Zemmour.

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En mars 2014, la liste « Rendez-nous Bobigny » menée par le novice en politique Stéphane De Paoli (UDI), remporte les élections municipales avec près de 54 % des voix, face à la maire sortante Catherine Peyge (PC).

C’est un séisme politique dans ce bastion communiste depuis plus de 90 ans. Dans cette ville où l’abstentionnisme est très fort, la victoire du centre est due à une forte mobilisation. Cette nouvelle équipe, qui compte plusieurs proches de Jean-Christophe Lagarde dans ses rangs, prend possession de l’Hôtel de Ville de Bobigny.

Quelques mois plus tard, un tract anonyme placardé dans toute la ville (les 3 et 4 juin 2014) fait l’effet d’une bombe. Il accuse une nouvelle embauchée, Lynda Benakouche, d’être la femme de Jean-Christophe Soumbou, le n° 2 du « gang des barbares ». Ce Balbynien a été condamné en 2010 en appel à 18 ans de prison par la Cour d’assises des mineurs du Val-de-Marne pour avoir participé à l’enlèvement et la séquestration d’Ilan Halimi. « Drancy arrive en force ! », résume ce tract, allusion à peine voilée à une possible mainmise de Jean-Christophe Lagarde.

Le député se défend de toute ingérence dans la gestion municipale de Bobigny : « Je ne me suis jamais mêlé de la gestion de cette ville, sauf à trois reprises pour des projets aux frontières de nos deux communes. »

Plainte pour menaces de mort

Une élue de la majorité, Sabrina Saidi, est suspectée d’être l’auteure de ce tract. Elle est convoquée en mairie. Dans le bureau, la jeune femme est attendue de pied ferme par le premier adjoint du maire, Christian Bartholmé, le Directeur du développement territorial, Kianoush Moghadam, ancien attaché parlementaire de Jean-Christophe Lagarde, le directeur de l’OPH Jonathan Berrebi et Ramdane Ould Ahmed, nouvel embauché à la mairie.

La jeune femme va porter plainte pour menace de mort et doit quitter Bobigny avec ses quatre enfants. Christian Bartholmé et Kianoush Moghadam sont condamnés à une semaine de stage de citoyenneté et 10.000 euros d’amende pour violence morale en réunion.

Dès 2014, l’hebdomadaire Marianne révèle certaines dérives au sein de la mairie de Bobigny. Nous avons sollicité le député. Voici ses réponses par écrit (en date du 13 février 2020). En 2016, le magazine Le Point s’interroge sur l’utilisation d’une partie des subventions et de la réserve parlementaire de Jean-Christophe Lagarde. De 2012 à 2014, le député aurait subventionné à hauteur de 150.000 euros des associations balbyniennes communautaires ou de quartiers. Ces associations sont dirigées pour certaines par des proches de Jean-Christophe Lagarde ou des membres de l’UDI.

À cela, le député répond : « Pour ce qui concerne le choix des associations à Bobigny. C’est assez simple. Élu de Bobigny et de Drancy, je souhaitais que la réserve parlementaire bénéficie aux deux communes à proportion de leurs populations respectives. Mais j’avais un double problème. D’une part le Maire de Bobigny de l’époque refusait de me soumettre quelque projet communal que ce soit. D’autre part des pressions étaient exercées sur les associations balbyniennes pour qu’elles ne me sollicitent pas. Du coup, les seules associations qui me sollicitaient étaient des associations plus ou moins hostiles à la Municipalité PC. (…) »

Mais de l’argent aurait disparu des comptes de certaines de ces associations. Jean-Christophe Lagarde répond : « Je ne vois pas comment des détournements auraient pu avoir lieu, mais n’ai, en tout état de cause, aucun moyen de le savoir puisque nous n’avions qu’un rôle de fléchage des subventions. Nous n’avions aucun moyen de leur demander des comptes, et même pas le droit puisque c’est le rôle des services de l’Etat. »

Dans le viseur de la Chambre régionale des comptes
En 2018, la mairie est épinglée par le rapport de la Chambre régionale des comptes sur sa gestion municipale sur l’exercice 2010-2017. Elle recommande notamment à la mairie de régulariser les conditions de recrutement. Douze cas précis sont ciblés. La CRC note que ces embauches comportent des irrégularités du fait du niveau de rémunération, des qualifications ou de l’existence d’un casier judiciaire.

Jean-Christophe Lagarde affirme lui « que l’équipe de campagne de 2014 ait été composée de certains de mes proches est logique puisque je soutenais la candidature de M. De Paoli. Je n’ai pas lu le rapport de la CRC, je ne sais donc pas de qui vous parlez. Mais je vous invite à poser des questions à ceux qui gèrent la ville de Bobigny, ce qui n’a jamais été mon cas. »

Le candidat UDI Christian Bartholomé (ancien premier-adjoint au maire actuel, Stéphane de Paoli), avance lui cette explication : « Dans cette précipitation des débuts et en l’absence d’une administration contrôlant de manière totalement fiable les procédures, une douzaine de cas listés par le rapport auquel vous faites référence ont été en effet entachés d’irrégularités, internes et externes, de différentes formes et gravité, et concernant aussi bien des agents d’exécution (catégorie C) que d’encadrement intermédiaire et supérieur. Avant même la publication du rapport de la Chambre régionale, un certain nombre de cas étaient en voie de résolution. »

Dernière enquête en date : le livre « Le Maire et les Barbares ». Il paraît mercredi 19 février 2020 aux éditions Albin Michel.

France3

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