La haute représentante Kallas et les commissaires Kos et Brunner en Turquie pour faire progresser la coopération bilatérale
29 juin 2026
Aujourd’hui et demain, la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne, Kaja Kallas, la commissaire à l’Élargissement, Marta Kos, et le commissaire aux Affaires intérieures et aux Migrations, Magnus Brunner, se rendront en Turquie afin de faire progresser la coopération dans des domaines clés d’intérêt commun.
Les trois membres du collège des commissaires rencontreront le ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan afin de discuter des relations entre l’Union européenne et la Türkiye ainsi que de leur coopération sur des priorités stratégiques communes.
À l’approche du prochain sommet de l’OTAN, les discussions porteront sur les défis communs en matière de sécurité, notamment les guerres au Moyen-Orient et la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine.
La réunion portera également sur les efforts visant à améliorer les relations régionales en Méditerranée orientale.
Dans le prolongement du lancement récent de la plateforme de l’Agenda de connectivité, les discussions porteront également sur l’avancement et la coordination des investissements dans les infrastructures de transport, d’énergie et numériques, ainsi que sur la coopération réglementaire dans le cadre de l’Agenda de connectivité en Turquie et dans l’ensemble de la région.
Communiqué conjoint du ministre des Affaires étrangères de Turquie Hakan Fidan, de la haute représentante de l’UE Kaja Kallas et des commissaires européens Marta Kos et Magnus Brunner à l’issue de leur réunion à Ankara
30 juin 2026
Le ministre des Affaires étrangères de la République de Turquie, Hakan Fidan, la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne, Kaja Kallas, la commissaire européenne à l’Élargissement, Marta Kos, et le commissaire européen aux Affaires intérieures et aux Migrations, Magnus Brunner, se sont réunis à Ankara le 30 juin 2026.
Ils ont discuté des relations entre l’Union européenne et la Turquie dans une perspective mondiale, rappelant le statut de pays candidat de la Turquie et reconnaissant la valeur stratégique des relations entre la Turquie et l’UE pour favoriser la stabilité régionale et la résilience économique dans un contexte géopolitique en évolution rapide.
Ils ont examiné des questions d’intérêt commun, notamment la coopération économique et commerciale, la connectivité, les migrations, la sécurité ainsi que les défis communs en matière de politique étrangère et de sécurité.
Ils ont réaffirmé leur volonté commune de prendre des mesures permettant de renforcer davantage une relation de coopération et mutuellement bénéfique dans ces domaines.
Ils sont convenus de l’importance de la stabilité régionale et de relations de bon voisinage.
Ils ont exprimé leur soutien aux efforts du Secrétaire général des Nations unies concernant la question chypriote.
La partie européenne a souligné, dans le contexte de l’élargissement, la nécessité de renforcer l’État de droit, la protection des droits fondamentaux et le respect de normes démocratiques élevées.
Ils ont échangé leurs points de vue sur les questions mondiales et régionales récentes, notamment l’Ukraine, la Russie, le Moyen-Orient, l’Afrique et le Caucase du Sud, réaffirmant leur intérêt et leur responsabilité communs à les traiter par une consultation et une coordination renforcées, ainsi que leur attachement au multilatéralisme et à un ordre multilatéral fondé sur des règles.
Ils sont convenus que l’Union européenne et la Turquie partagent un engagement à défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine et à soutenir une paix juste et durable fondée sur le droit international.
L’Union européenne a rappelé l’importance de prévenir le contournement des sanctions européennes par quelque État que ce soit.
Ils sont convenus de coordonner les efforts turcs et européens, complémentaires les uns des autres, afin de contribuer davantage à la paix et à la prospérité régionales dans l’ensemble du Caucase du Sud, en renforçant la connectivité ainsi que les relations commerciales et économiques.
Ensemble, ils soutiendront des mesures concrètes allant dans ce sens.
Ils ont souligné l’importance de renforcer le dialogue et la coopération en matière de sécurité et de défense, en complémentarité avec l’OTAN.
Ils ont réaffirmé leur volonté de poursuivre leurs efforts afin d’améliorer la mise en œuvre de l’Union douanière, tout en ouvrant la voie à sa modernisation.
Les deux parties ont souligné l’importance d’une approche inclusive et réciproque dans la politique industrielle, afin de renforcer la compétitivité et la sécurité économique de l’Union européenne et de la Turquie.
Ils sont également convenus que la participation potentielle de la Türkiye à l’Espace unique de paiements en euros (SEPA) serait bénéfique.
Ils ont discuté de l’état actuel du dialogue sur la libéralisation des visas et ont échangé leurs points de vue sur les questions relatives aux procédures de demande et de traitement des visas pour les citoyens turcs.
Ils ont reconnu que la situation géopolitique actuelle et son évolution possible pouvaient avoir une incidence sur les mouvements de population.
Ils ont évoqué les défis communs auxquels sont confrontées l’Union européenne et la Turquie et ont exprimé leur détermination à travailler ensemble pour y répondre, notamment en renforçant la coopération en matière de gestion des frontières et de lutte contre le trafic de migrants.
Ils ont souligné l’importance de la coopération dans les domaines du commerce, de l’énergie, des transports et de la numérisation, notamment dans le cadre de l’agenda régional de la connectivité.
À cet égard, ils ont salué la reprise progressive des activités de la Banque européenne d’investissement (BEI) en Türkiye.
Ils sont convenus de se réunir à nouveau et de programmer les prochaines séries de dialogues de haut niveau, de préférence avant la fin de l’année, notamment sur les questions suivantes :
– l’économie ; le commerce ; les migrations ; la sécurité ; la santé ; la science et l’innovation ; l’agriculture.













