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Smic et inflation les deux mamelles de la gronde du peuple

lundi 24 décembre 2018

Dès 1950 le SMIG est fixé par décret ministériel, calculé sur la base du budget type d’une personne célibataire vivant en région parisienne, « le panier de la ménagère ». Il permet d’instaurer le minimum qu’un salarié peut percevoir s’il accompli la durée légale du travail.

Le SMIG est indexé sur la hausse des prix, de minimum vital il est passé à un lissage de salaire moyen et prend en 1970 l’appellation du SMIC.
En 1983 le virage de la rigueur des socialistes de Mitterrand impose un blocage du SMIC pour stopper l’autre symbole de la crise qu’est l’inflation. La notion du coût de la vie apparaît pour la première fois dans la société française.
Depuis cette date on parle de crise économique constante sauf que de l’autre côté de l’atlantique Reagan lance un programme de nouvelle économie non structurelle mais financière. La titrisation des valeurs dans le marché boursier va créer une nouvelle façon de penser l’économie et amener le capital à fructifier artificiellement. L’industrie sera touchée et la hausse du chômage va commencer à répandre la crainte de la perte de son emploi et de ne plus profiter de son salaire vital pour faire vivre sa famille.
Depuis nous voyons apparaître les mesures de compensations que sont les aides sociales.
Mais l’inflation galopante ne peux être compensée à l’infini étant donné qu’elle est coupée de la réalité car notre industrie ne participe pas au financement du budget de la France, nous vivons tous à crédit.

Le mythe du déficit de 3%

Critères de convergence (traité de Maastricht)
Les critères de convergences (ou « critères de Maastricht ») sont des critères, fondés sur des indicateurs économiques, que doivent respecter les pays membres de l’Union européenne (UE) candidats à l’entrée dans la zone euro. Ces critères furent établis lors du traité de Maastricht, signés par les membres de l’Union européenne le 7 février 1992. Les quatre critères sont définis dans l’article 121 du traité instituant la Communauté européenne. Ils imposent la maîtrise de l’inflation, de la dette publique et du déficit public, la stabilité du taux de change et la convergence des taux d’intérêt.
Stabilité des prix : le taux d’inflation d’un État membre donné ne doit pas dépasser de plus de 1,5 point celui des trois États membres présentant les meilleurs résultats en matière de stabilité des prix.

Situation des finances publiques :
a. Interdiction d’avoir un déficit public annuel supérieur à 3 % du PIB.
b. Interdiction d’avoir une dette publique supérieure à 60 % du PIB.

Taux de change : interdiction de dévaluer sa monnaie ; ceci fut rendu obsolète avec le passage à l’euro pour les pays de la zone euro. En outre, l’État membre doit avoir participé au mécanisme de taux de change du système monétaire européen (SME) sans discontinuer pendant les deux années précédant l’examen de sa situation, sans connaître de tensions graves.

Taux d’intérêt à long terme : ils ne doivent pas excéder de plus de 2 % ceux des trois États membres présentant les meilleurs résultats en matière de stabilité des prix.

L’appréciation du non-respect de ces critères a été assouplie en mars 2005 sous l’impulsion de l’Allemagne et de la France, sous la justification de tenir compte de la situation économique et des réformes structurelles engagées. Un dépassement « exceptionnel et temporaire » est désormais autorisé.

Une fois entrés, les pays membres doivent continuer à respecter ces critères, sous peine d’avertissements puis de sanctions. Le respect de ces critères est jugé nécessaire à la réussite du Pacte de stabilité et de croissance, pour éviter les phénomènes de « passager clandestin » que les zones monétaires favorisent.

2008 coup d’Etat bancaire

En 2008, la crise économique et financière touche l’Europe et tous les déficits nationaux plongent dans le rouge. Celui de la France est de 8 % et, depuis dix ans elle n’a de cesse de lutter contre son augmentation. Cette dette bancaire devenue dette d’Etat ne peux se désaliéner de la tutelle de L’Euro. Ne nous trompons pas d’objectif. Si l’euro est maintenu coute que coute c’est uniquement pour éviter une nouvelle crise bancaire qui cette fois ci plongerait l’Europe a une faillite complète. Ce déficit de 3% est compensé par les taux négatifs de la BCE et l’ajustement monétaire par le « quantitative easing ». Cette création de « monnaie de singe » oblige la France à vendre tous ses biens car cette dette de la BCE il faut la rembourser. Il est impossible de lire dans la presse que l’inflation n’est plus une mécanique d’ajustement du coût de la vie, c’est une contrainte de devoir toujours payer.

La manipulation des matières premières, de l’énergie, des crédits, des taux d’intérêts par les banques.

L’obsession de la lutte contre l’inflation cache la volonté des gouvernements à ne pas augmenter les salaires. Les objectifs de la BCE contrairement aux banques centrales américaine et anglaise est la lutte contre l’inflation tout en oubliant la croissance et l’emploi.

« Tout cela est en partie dû à l’euro. Car rappelons que la zone euro a été bâtie avec l’obsession d’éviter les dérapages inflationnistes. Le taux d’inflation faisait partie des critères de Maastricht et la principale mission confiée à la Banque centrale européenne était la maîtrise de la hausse des prix » Philippe Moati

Mais si le discours se concentre sur les produits de consommation alimentaire, personne ne met à l’index les responsables de l’origine de la crise bancaire de 2008.

Si la finance est devenue folle avec les produits dérivés, elle l’est aussi avec la manipulation des cours des matières premières.

Une commission du Sénat américain a épinglé les trois banques responsables de la crise de 2008 : JP Morgan Chase, Goldman Sachs et Morgan Stanley. Ils ont manipulés les cours des marchés physiques du cuivre, du pétrole et de l’électricité. On a laissé délibérément ces banques dépasser les limites réglementaires de leurs engagements sur des marchés en stockant de grandes quantités de matières premières et générer une pénurie artificielle. Et la matière première est essentielle pour fabriquer, l’augmentation de son prix impacte les industriels qui le répercutent sur le prix de vente. Ainsi tout le monde mange sur le dos du consommateur. Alors si les experts nous parlent de lutte contre l’inflation, nous remboursons la dette bancaire par des taxes votées par le gouvernement et en plus cela impose de ne pas augmenter le SMIC.

C’est ainsi que l’on peut parler d’inflation artificielle, et la taxe sur la hausse des carburant explique que ce système « pourri » continue à perdurer et n’a fait que engendrer la colère des français depuis le 17 novembre 2018.

Le scandale du LIBOR EURIBOR

L’autre scandale qui fait trembler la planète finance est la crise des taux Libor, où 350.000 milliards de dollars de produits financiers ont été manipulés par des banques. Le Libor et l’Euribor sont des taux que les banques se prêtent entre elles qui sont fixés chaque jour « au pif » par les banques elles-mêmes. Cette fraude a permis aux banques de se faire renflouer par les États et les contribuables pour générer plus de profits. La fraude s’estime entre 360.000 et 600.000 milliards de dollars par an. Le préjudice de cette manipulation estimée à 1000 milliards de dollars pourrait être un sacré coup de pouce pour le SMIC.

Christian Noyer Le gouverneur de la Banque de France, a déclaré en 2012 concernant l’implication des banques française (Société générale et Crédit agricole) « elles ont été interrogées par les autorités compétentes et les réponses, apparemment, ont été satisfaisantes puisque, à ce stade, il n’y a aucune suite » circulez il n’y a rien à voir.

A défaut d’une prise de conscience rapide la complaisance de nos Etats envers les banques nous coûte très cher. Ne soyons pas étonné que la nouvelle conscience politique des Gilets Jaunes comprenne maintenant que nous ne sommes pas gouvernés par un Etat souverain.
La fausse gestion du déficit de l’Etat cache la rançon de la mafia et la la délinquance financière. Le contribuable ne pourra indéfiniment éponger des dettes qui ne lui sont pas attribuées.

Rédaction Geopolintel Décembre 2018

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