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Le virus de la pensée unique au profit de Macron

lundi 18 avril 2022

Clément Leonarduzzi le conseiller communication de Macron est l’ancien directeur de Publicis Consultants. En 2015, il travaillait pour Air France avec l’épisode du DRH qui s’est fait arracher sa chemise par les manifestants. Il a travaillé pour Christine Lagarde au moment de son procès dans l’affaire Tapie.
Clément Leonarduzzi, il aurait rencontré Macron en 2008 chez Les Gracques.
Macron est l’aboutissement du programme de Pierre Jouyet qui a créé le groupe de réflexion « les Graques », composé de grands patrons et de hauts fonctionnaires qui militent pour une alliance gauche droite.

il y avait 35 millions de français devant la télévision quand Macron a annoncé le confinement. La stratégie consistait à penser le long terme et maîtriser les risques.
Si le chef de l’Etat n’avait pas prononcé sa fameuse phrase « nous sommes en guerre » l’opinion se serait éparpillée il fallait une réponse immédiate pour rassurer les français.

La technique de la gestion par la peur est la marque de fabrique de Macron pour intervenir et rassurer dans un contexte de chaînes d’information en continue et de réseaux sociaux.
Il faut orienter la recherche et décrédibiliser les lanceurs d’alerte comme Didier Raoult.
La cohorte d’experts promus dans les journaux télévisés sont devenus la seule source crédible surtout quand les français étaient coupés de tout pendant le confinement. Cette stratégie du choc à crée un effet d’hypnose nationale et fabriqué la voix unique de l’information.
Les réseaux sociaux ont pris le relais avec les accords de censure voulus par le chef de l’Etat contre les fameuses fake-news.
Face à un ennemi invisible les français se sont informés pour savoir si le gouvernement avait la maîtrise de la situation et créant de ce fait une dépendance informative.

La peur a été l’instrument de Macron jusque dans la crise ukrainienne et les élections en associant Marine Le Pen à Poutine.
Poutine c’est la guerre, et Marine Le Pen c’est Poutine.

La peur crée de l’incertitude et les français veulent être rassurés par des stratégies sur le long terme. Ceux qui veulent changer notre système sans comprendre nos angoisses n’y arriveront pas. Macron avec la théorie de protéger les faibles se porte garant de notre sécurité pour construire le monde de demain avec la promesse de ne plus avoir de bouleversement.

Cette stratégie de la peur a permis aux français d’accepter le confinement qui n’est rien d’autre que la privation de notre liberté face à une maladie potentielle. Elle a tétanisé nos esprit pour n’en former qu’un seul pour accepter l’inacceptable, comme les auto attestations de sorties et la vaccination pour aller manger au restaurant.

La peur d’être malade et la peur de mourir sont les deux mamelles de la macronie pour nous pousser à accepter ce que nous aurions refusé auparavant.

Avec la guerre en Ukraine Macron distille de nouvelles peurs, les français craignent pour l’économie, l’emploi, le pouvoir d’achat, la qualité de vie.
Chaque jour les journalistes diffusent des images en majorité sélectionnées par le pouvoir ukrainien qui nous montrent les atrocités de la guerre Russe. La peur est injectée dans les cerveaux des téléspectateurs créant ainsi une pensée unique qui a abouti à placer Macron en tête des votes au premier tour de l’élection présidentielle.

Macron est dépeint comme le guide, comme l’homme providentiel pour lutter contre nos peurs.

« Car tel sera probablement l’enjeu pour les responsables à l’avenir. Au sortir de la crise sanitaire, les Français attendront des dirigeants politiques comme des dirigeants d’entreprise une véritable vision de long terme. Le succès des ouvrages et les prédictions de Yuval Noah Harari en sont une des illustrations. »
Clément Léonarduzzi article de l’Opinion 10 avril 2020.

Le confinement est le résultat d’une intelligence artificielle de l’épidémiologiste britannique Neil Ferguson qui a conduit de nombreux pays au confinement sur la base d’un modèle mathématique inexact.

Nous sommes géré par une intelligence artificielle, c’est le point de départ de l’ère transhumaniste, où l’homme n’aura plus à se soucier et à gérer ses peurs, il deviendra une donnée numérique gérable à souhait par un programme informatique.
L’intelligence artificielle sera présentée comme la seule alternative qui ne peut se tromper dans les décisions à prendre et nous les accepterons comme un seul « homme numérique ».
La digitalisation des cerveaux est en Marche.

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« La pensée unique règne-t-elle dans les médias ? »

Médias. « Les choix éditoriaux, l’ordre des sujets ne traduisent-ils pas la volonté de privilégier l’anecdotique, le sensationnel, l’émotionnel, la polémique, au détriment des analyses de fond ? »

Denis Berlinet

La manière dont la plupart des grands médias ont rendu compte des manifestations contre les dernières mesures prises par le pouvoir concernant le passe sanitaire anti-Covid est indigne. Haro sur les contestataires ! Sus aux égoïstes, aux complotistes, aux « antivax », aux antisémites… !

On condamne sans jugement et sans nuances, et on passe en boucle telle ou telle dérive condamnable d’une minorité pour discréditer tout un mouvement. Les « experts » défilent sur les plateaux télé pour prendre le contre-pied des manifestants et ridiculiser, sans droit de réponse, leurs arguments.

Cela est tout à fait caractéristique de la manière dont l’information est traitée aujourd’hui. Trop souvent, les médias sont là pour faire le service avant-vente et après-vente du pouvoir. Ils se contentent d’être des « perroquets » et diffusent les messages sans, ou avec si peu d’analyse critique.

Les choix éditoriaux, l’ordre des sujets traduisent la volonté de privilégier l’anecdotique, le sensationnel, l’émotionnel, la polémique, au détriment des analyses de fond sur les événements et leurs répercussions sur les grands enjeux de notre époque. Il est frappant de constater que, lorsqu’on zappe d’une radio ou d’une chaîne de télé à une autre, on retrouve, à peu de chose près, presque au même moment, les mêmes informations et la même hiérarchisation des informations. C’est ça la diversité ?

La plupart des « journalistes vedettes » ne vivent pas parmi les Français ordinaires. Alors que comprennent-ils à leurs problèmes ? Ils sont dans leur petite bulle bien protégée, où ils côtoient d’autres collègues, des commentateurs, des éditorialistes, des influenceurs, des « spécialistes de tout », des cadres dirigeants, des hommes politiques, des artistes, bref, les « élites », les « premiers de cordée ».

C’est l’entre-soi et le copinage. Cela explique le mépris, la condescendance, avec lesquels la plupart des commentateurs et éditorialistes ont traité les premières manifestations des Gilets jaunes. Très imbus d’eux-mêmes, ils donnent l’impression, quand ils s’expriment, d’être chargés d’une mission quasi-divine, celle de révéler « la vérité ».

Et continuellement, ils se substituent aux Français : « les Français pensent que », « la France est inquiète », « nos concitoyens condamnent »… Et pour appuyer le propos, on interroge parfois au coin d’une rue deux ou trois passants dont l’avis fera force de loi et, comme par hasard, viendra consolider le propos du journaliste.

J’en ai assez de ces « spécialistes de tout », en particulier les analystes politiques et économiques représentant d’une seule idéologie qui pontifient en permanence dans les médias.

Qui est Clément Léonarduzzi, le monsieur communication d’Emmanuel Macron ?

Depuis un an, le chef de l’État a confié à l’ancien président de Publicis Consultants les clefs de sa communication. Celui-ci a pesé dans les décisions liées à la crise sanitaire et chapeaute ses apparitions médiatiques, notamment sur les réseaux sociaux comme sur YouTube ou Tiktok.

Footballeur avec le Variétés Club de France, défenseur des animaux dans un refuge de la SPA, tiktokeur ou instagrameur… Depuis un an, Emmanuel Macron enfile de multiples costumes, diversifie ses cibles et drague de nouveaux publics pour - sans doute - préparer sa réélection, sous la houlette de son nouveau conseiller en communication Clément Léonarduzzi.

Son long entretien avec Brut en décembre dernier et son concours d’anecdotes aux côtés du duo de YouTuber McFly&Carlito seraient à mettre à l’actif des consignes de son nouveau monsieur com’, arrivé à la rentrée 2020 à l’Elysée. Tout en n’oubliant pas, comme mardi soir, la sacro-sainte intervention télévisée de 20 heures, sa neuvième allocution depuis le début de la pandémie.

Clément Léonarduzzi est l’ancien président du groupe de communication Publicis Consultants. « Veux-tu venir aider ? », lui aurait lancé par SMS Emmanuel Macron au début de la crise sanitaire.

Le quadragénaire est diplômé de Sciences-Po Bordeaux et titulaire d’un master en relations européennes et lobbying, selon son profil Linkedin, qui s’ouvre sur la formule « Communication un jour, communication toujours ».

A la manœuvre durant la crise sanitaire

A en croire une longue enquête des Echos, il est le premier à gérer tous les aspects de la communication présidentielle : relations avec la presse, contenus digitaux, étude de l’opinion, discours, réponse aux courriers des Français. Il pèserait également dans la gestion de la crise sanitaire et aurait plaidé contre un confinement en début d’année et pour un pass sanitaire plutôt que l’obligation vaccinale cet été.

Sur la réforme des retraites, il aurait d’abord soutenu une mise en place du projet avant la fin du quinquennat, avant de se raviser. Mardi, Emmanuel Macron annonçait que les conditions n’étaient « pas réunies » pour reprendre cette réforme, mise entre parenthèses en mars 2020.

Déjà sondé pour le poste après la crise des « Gilets jaunes », Clément Léonarduzzi avait d’abord décliné, après avoir prodigué quelques conseils. « Il faut donner des réponses, remettre de l’empathie et un cap », préconise-t-il régulièrement au président.


Il aurait rencontré Emmanuel Macron en 2008 chez Les Gracques, un think-tank social libéral, puis se serait rapproché du – presque - candidat d’En Marche ! en 2016, en l’aidant à organiser à Lyon le sommet des réformistes européens.

« Vous êtes président de Renault ou président de la République, il vous balance son analyse sans concession, toujours direct, quitte à se mettre en risque », résume une ancienne employeuse, citée par Les Echos.
« L’arrogance est un procès dépassé »

Pas encore candidat, Emmanuel Macron est aujourd’hui bien installé en tête dans les sondages pour l’élection présidentielle. Il dispose d’un socle de popularité plus grand que ses deux prédécesseurs au même moment de leur mandat. Clément Léonarduzzi veut notamment croire que « l’arrogance est un procès dépassé ».

Pour emmener le chef d’État vers un second quinquennat, il ambitionne de « gagner la bataille du récit ». Alors qu’Emmanuel Macron est régulièrement accusé de ne pas avoir de cap, Clément Léonarduzzi se veut être le « gardien de la cohérence et de l’adaptabilité ».

LeJSL

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