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Alain soral a été arrêté et placé en garde à vue

jeudi 30 juillet 2020

Selon ses avocats, Alain Soral aurait été arrêté dans le cadre d’une enquête préliminaire pour un délit de presse : « provocation à commettre un crime ou délit portant atteinte aux intérêts de la nation » (article 24 alinéa 4 de la loi du 29 juillet 1881).
En pleine affaire Epstein Maxwell, Dupont Moretti, ancien avocat dans l’affaire de pédophilie d’Outreau vient de lancer les travaux de son mandat.
Il a clairement affiché sa haine contre Le Pen le Front National et les réseaux sociaux.
Si le cas Soral est une arrestation politique et non un délit de presse, c’est que le procès de Ghislaine Maxwell va avoir des répercussions en France.

Paris : le polémiste d’extrême droite Alain Soral interpellé

Il a été placé en garde à vue pour provocation à commettre un crime ou délit portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation.

L’écrivain et polémiste d’extrême droite Alain Soral a été interpellé mardi après-midi à Paris par les policiers de la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP). Il a été placé en garde à vue pour « provocation à commettre un crime ou délit portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation », selon nos informations. Sa garde à vue pourrait se prolonger jusqu’à jeudi. Il pourrait ensuite être déféré devant le parquet de Paris.

Une enquête préliminaire a été ouverte à la suite d’une prise de parole sur son site Egalité et réconciliation, qui indique que son domicile aurait été perquisitionné.

Alain Soral avait été condamné en janvier 2019 à un an de prison ferme par le tribunal correctionnel de Bobigny. Il avait été jugé coupable d’injure raciale, provocation et incitation à la haine raciale au sujet de propos tenus contre une procureure sur son site Egalité et réconciliation. Quelques mois plus tard, l’essayiste avait de nouveau été condamné par le tribunal correctionnel de Paris cette fois, à un an de prison ferme assorti d’un mandat d’arrêt, pour contestation de l’existence de la Shoah. Il avait aussi été condamné en décembre 2018 pour diffamation. À chaque fois, il avait fait appel, échappant ainsi à la prison.

En l’absence de mandat d’arrêt ou de dépôt, les appels d’Alain Soral suspendent en effet l’exécution de ses peines d’emprisonnement. Dans l’hypothèse où elles seraient confirmées en appel et ses pourvois en cassation rejetés, il pourrait théoriquement aller en prison.

Le Parisien

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