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Transhumanisme : Ray Kurzweil, le salarié de Google qui veut terrasser la mort

mardi 25 mai 2021

Employé par Google pour plancher sur l’intelligence artificielle, Ray Kurzweil, icône mondiale du transhumanisme, estime que d’ici quelques décennies l’homme sera immortel. Une vision loin de faire l’unanimité dans les rangs des scientifiques.

Ces cinglés comme Martine rothblatt pensent que l’homme n’est pas un être divin mais qu’il peut devenir l’égal de Dieu.
Lorsque l’on dispose d’une telle fortune et d’un tel pouvoir, la sanction ultime de l’élite luciférienne, est la mort.
Ne nous voilons pas la face, ils sont peut être cinglés, mais leur plan incluant le Covid, passe par la transformation de l’homme et la modification génétique comme la vaccination.
L’homme de la « rue » est imparfait et doit être remplacé par des machines, l’élite est parfaite et doit accéder à l’immortalité incarnée.
La porte d’entrée de cette folie est le transgenre qui a permis de voter la loi sur la bioéthique.
La manipulation génétique qui a élaboré le vaccin synthétique du Covid, n’est que la première marche d’une longue transformation de notre monde.
Nos gouvernants qui s’identifient à des Dieux, n’en restent pas moins que des hommes qui en jouant à l’apprenti sorcier dévoilerons leur macabre stratégie qui les perdra.

Laurent Alexandre, fondateur du site Doctissimo

  • « la perspective d’une espérance de vie de 200 ans à la fin de ce siècle est peut-être une hypothèse conservatrice », voire « le premier homme qui vivra 1 000 ans est peut-être déjà né ! »

Ray Kurzweil est un fervent croyant en la singularité, qui veut que le progrès technique – exponentiel – donne naissance à des machines plus intelligentes que les humains.

Le Monde publie une série d’articles sur les idéologues de la Silicon Valley. L’inventeur Ray Kurzweil estime que l’innovation technologique exponentielle permettra de vaincre la mort et donnera naissance à terme à des machines plus intelligentes que les humains. Une vision loin de faire l’unanimité dans les rangs des scientifiques.

Ray Kurzweil pense ne pas avoir besoin d’épitaphe. Cet inventeur, auteur, et « futuriste » est convaincu que l’homme, grâce aux progrès exponentiels de la technologie, va devenir immortel dans une poignée de décennies.

Il se bat donc contre la « rationalisation millénaire de la mort vécue comme quelque chose de positif » et, parce qu’il est âgé de 68 ans et aimerait tenir jusqu’au moment où la mort sera vaincue, agrémente ses repas de compléments alimentaires à raison d’une centaine de pilules par jour. Et si on lui diagnostique une maladie incurable, explique-t-il au Wall Street Journal, il prévoit déjà de tout laisser tomber et de se consacrer à la recherche d’un remède (il a déjà quelques idées sur le cancer et les maladies cardio-vasculaires). S’il meurt quand même, il a demandé à être congelé pour être ramené à la vie lorsque sa prédiction sera réalisée.
Des machines plus intelligentes que les humains

Icône mondiale du mouvement transhumaniste, il estime en effet que d’ici une quinzaine d’années, grâce aux nanotechnologies et à l’intelligence artificielle, la médecine permettra d’ajouter un an d’espérance de vie par an et repousser ainsi la dernière frontière de l’humanité.

Ray Kurzweil est aussi un fervent croyant en la singularité, qui veut que le progrès technique – exponentiel – donne naissance à terme à des machines plus intelligentes que les humains, et donc autonomes, créant un monde qu’on ne peut même pas imaginer. Selon Ray Kurzweil, l’un des relais les plus actifs de ce concept avec Peter Thiel, fondateur libertarien de PayPal, le basculement devrait intervenir en 2045.
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On peut sourire en écoutant ce que prédit Ray Kurzweil. Mais son CV lui donne quelque crédibilité : diplômé du Massachusetts Institute of Technology (MIT), auteur de plusieurs best-sellers, inventeur prolifique – il a créé des synthétiseurs musicaux et des appareils de lecture automatique de texte pour aveugles – il est celui que Bill Gates, l’ancien patron de Microsoft, présente comme « la meilleure personne pour prévoir le futur de l’intelligence artificielle » et que le Wall Street Journal décrit comme « le Thomas Edison d’aujourd’hui ».

Il a surtout été embauché, en 2013, par Google pour plancher sur l’intelligence artificielle, les cerveaux numériques et l’apprentissage automatique. Bref, recréer avec des machines le fonctionnement du cerveau humain. « Le premier emploi que j’occupe dans une entreprise que je n’ai pas créée », dit-il de ce poste.
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« Même les geeks veulent trouver Dieu quelque part »

Selon Ray Kurzweil, les ordinateurs seront, dès 2029, dotés « d’intelligence émotionnelle, pourront être drôles, comprendre des blagues, être sexy, aimants et percevoir les émotions humaines ». Pour lui, on tend à concevoir l’innovation technologique comme une évolution linéaire, alors qu’elle est exponentielle. L’humanité se situerait dans une phase où le progrès technique s’apprête à décoller.

Ray Kurzweil, s’il compte une ribambelle de fans dans les milieux des nouvelles technologies, ne fait pas l’unanimité dans les rangs des scientifiques et nombre d’entre eux ont critiqué ses travaux, qu’ils estiment bien peu rigoureux. Pour le professeur Myers, biologiste à l’université du Minnesota, cité par Newsweek, Ray Kurzweil est le pape d’un « spiritualisme new age, même les geeks veulent trouver Dieu quelque part ».

De son côté, Evgeny Morozov critique dans son livre Pour tout résoudre, cliquez-ici (FYP éditions, 2014), le solutionnisme présent dans la philosophie de la singularité.
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Cela fait désormais un moment que Ray Kurzweil s’adonne à ses prédictions : si certaines se sont réalisées – comme l’émergence d’Internet et des appareils mobiles – nombreuses sont celles qui sont complètement fausses, comme la croissance perpétuelle et irrésistible de l’économie numérique (qui a en fait essuyé une terrible bulle au début des années 2000 et dont le niveau reste largement au-dessous de ce qu’il prédisait).

Mais rien ne fait dévier Ray Kurzweil de sa conviction. On a déjà fait de nos smartphones, toujours dans nos poches, des extensions de nos cerveaux. Mais ce n’est que le début, explique-t-il : peu à peu, miniaturisée, l’informatique colonisera nos cerveaux. Jusqu’à ce que les humains externalisent leurs neurones dans le cloud. Selon lui, « la portion biologique de nos cerveaux ne disparaîtra pas, mais la partie non biologique sera bien plus puissante ».

Ramener son père à la vie

Selon Ray Kurzweil, l’intelligence humaine peut se découper en de nombreuses opérations similaires et répétitives. Rien que les ordinateurs de demain ne puissent facilement dépasser. Ainsi, à terme, débarrassé de la contingence matérielle que constitue son corps physique, l’être humain pourra fusionner complètement avec la technologie. Aujourd’hui, pour un humain lorsque « le matériel [“hardware”, son corps] fait défaut, le logiciel [“software”, son esprit] disparaît avec lui » explique Ray Kurzweil dans une analogie avec l’informatique. Mais bientôt « nous deviendrons du logiciel et le matériel sera remplaçable ».

Il est ainsi convaincu qu’il pourra ramener son père, décédé lorsqu’il avait 22 ans, à la « vie ». Il conserve à cette fin des milliers de documents lui ayant appartenu, certain de pouvoir, dans quelques décennies, les soumettre aux ordinateurs qui seront capables de le ramener à la vie.

Le Monde

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