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Affaire Clearstream : le corbeau, le renard et le Président.

vendredi 25 septembre 2009

Clearstream se présente plutôt en affaires : Clearstream 1 (la BCCI), 2 (les frégates saoudiennes/ les sous-marins pakistanais) et 3 (les faux listing de la campagne présidentielle).

Voici un article du journaliste Richard Labévière. Un personnage central de l’affaire Clearstream , Ali Ben Mussalam, décédé en 2004 selon sa biographie officielle, est présenté comme le gestionnaire de la fortune de la monarchie saoudienne.

extrait :
http://www.leconomiste.com/print_ar...

Jusqu’en 1994 (au moment où Ben Laden perd sa nationalité saoudienne mais pas ses réseaux dans la famille royale), Al-Amoudi dirigeait le Saudi Amoudi Group aux côtés d’Ibrahim Ben Ali Ben Mussalam, l’un des principaux gestionnaires de la fortune du roi Fahd.
fin d’extrait.

Ali Ben Mussalam était l’interface de la DCN pour le marché des ventes des frégates, il semble qu’il était aussi le garant des intérêts pakistanais pour le marché des sous-marins Agusto (affaire Clearstream 2)
Ces marchés ont donné lieu à d’énormes tensions entre la France et certains intermédiaires, c’est la piste suivie aujourd’hui pour expliquer l’attentat de Karachi. Quant à la suite, l’affaire Clearstream 3, elle a connu un rebondissement inattendu ces derniers mois.

Alors le rebondissement sur l’affaire Clearstream.

Jusqu’ici la version la plus connue de l’affaire, c’était que Gergorin était le falsificateur des listings et que De Villepin connaissait leur nature falsifiée et qu’il les avait utilisés contre Sarkozy durant la
campagne des présidentielles. Soit. Mais pourquoi Gergorin se serait-il lancé dans une pareille aventure de faussaire ? Sa version semble d’ailleurs crédible, il pensait que ces listings étaient authentiques et il les a transmis au juge.
Reste que ces listings avaient bien pour vocation de nuire à Sarko et à De Villepin, puisqu’ils conduisaient les deux hommes à s’affronter dans un terrain plus que marécageux, celui des rétro- commissions des affaires de frégates, taïwanaises, saoudiennes, etc.
La question se pose alors de savoir qui a pu transmettre ces faux listings et convaincre Gergorin qu’ils étaient authentiques. Car à l’évidence Gergorin n’a pu considérer ces listings comme véridiques que sur la foi d’une personnalité importante.

Avant que cette affaire Clearstream 3 n’éclate, nous avions identifié Ben Mussalam, le négociateur des contrats des frégates saoudiennes (et semble-t-il aussi des sous-marins pakistanais, Mussalam serait décédé en 2004 en Suisse) ainsi que son patron direct, le sheikh BX.
William Schneider le patron d’EADS aux USA , (et à ce titre l’homologue américain de Gergorin dont il bénéficiait de toute la confiance), était associé avec BX dans une affaire de haute technologie basée en France.
Quand l’affaire Clearstream a démarré ,un peu avant la campagne des présidentielles, il nous est apparu que le seul homme qui avait une visibilité globale sur cette affaire, c’était bien Schneider. Il supervisait le côté client saoudien et le côté français via EADS.

Donc, une hypothèse plausible émergea :

Schneider était bien en mesure de récupérer les listings, de les faire falsifier et de les transmettre à son « ami » Gergorin. « Ami » parce que Gergorin a toujours été un atlantiste et qu’à ce titre il a été le fondateur de la French American Foundation, la FAF.
Alors cette hypothèse était confortée par le fait que Schneider présente deux personnalités bien distinctes : officiellement c’est un homme politique républicain et un homme d’affaire important , mais ce n’est que la partie bien visible du personnage.
http://www.geopolintel.fr/article50.html

Mais rien ne permettait de penser que Gergorin connaissait la double personnalité de Schneider. Au contraire même, ainsi début 2008 nous eumes la confirmation que Gergorin était parfaitement renseigné,sur les activités de la société contrôlée par BX en France, mais qu’il ignorait totalement que Schneider en était l’un des patrons aux côtés de BX. Nous tenions bien là la preuve que Gergorin n’était pas au courant des activités réelles de Schneider en territoire français.
Par un mail confidentiel daté du 5 Octobre 2001, un des représentants de cette société implantée en France démentait certaines informations concernant les liens de BX avec Ben Laden.

Mais l’implication de Schneider dans les faux listings ne restait qu’un schéma déductif, une hypothèse d’école, Rien ne le liait directement à cette affaire jusqu’au coup de théâtre d’octobre 2008 : son nom fut cité par Gergorin lui-même comme le garant de « l’authenticité » des listings.

http://www.page-crime.com/index2.ph...

Pour conclure, l’origine franco-française de l’affaire Clearstream ne semble pas du tout crédible. C’est bien à l’étranger qu’il faut chercher ses instigateurs, dans le seul but de faire pencher l’élection présidentielle française de leur côté. Si l’opération a parfaitement réussi en ce qui concerne De Villepin, bête noire des américains depuis son discours anti-guerre de l’ONU, elle échoua complètement contre Sarko, qui à l’évidence et malgré son atlantisme, n’était pas le candidat préféré des américains, mais qui réussit malgré tout à remporter l’élection.

La rédaction Geopolintel

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